Richard Virenque et ses coéquipiers ont été privés de montagne lors du Tour de France, pour cause d’exclusion prématurée. Les Festina ont retrouvé avec grand plaisir leur terrain préféré, les Pyrénées, mardi lors de la dixième étape de la Vuelta, entre Vic (Espagne) et Pal (Andorre). L’étape vient de s’achever par une ascension de onze kilomètres à 7,5% de moyenne, vers la station de ski de Pal en Andorre. Quatre vélos blancs s’appuient sur le bus des Festina. Les autres coureurs arriveront plus tard, sauf Laurent Dufaux, qui, victime de maux d’estomac, a préféré abandonner. Comme au bon vieux temps de l’avant Tour de France 1998, les coureurs de l’équipe andorrane viennent d’achever une étape dans les Pyrénées. Le terrain où ils se sont si souvent illustrés, grâce notamment à Richard Virenque. Un léger sourire borde les lèvres de Juan Fernandez, qui dirige l’équipe pour la première fois. Jonglant entre le Français et l’Espagnol, il tire le bilan de la journée: «c’était bien, cela aurait pu être mieux». Puis, il rapproche son pouce et son index: «Il nous manque un peu de... compétition». L’exclusion du Tour de France, prononcée le 17 juillet, pour cause de dopage organisé présumé, a cassé le rythme des coureurs. Certains, comme Richard Virenque, avaient raccroché leur vélo pendant quinze jours. Ils étaient incapables de pédaler, au milieu des rebondissements de l’affaire Festina. Rendez-vous la semaine prochaine Le temps d’une légère collation et de se vêtir avant de rejoindre à vélo leur hôtel dans la vallée, les coureurs dressent le même constat que leur directeur sportif. «J’ai connu une bonne journée, mais quand le rythme s’est accéléré, dans les quatre derniers kilomètres de la dernière ascension, j’ai connu quelques difficultés. Je ne sais pas à quoi cela est dû, mais sur le plan physique général, ça va», raconte Richard Virenque, dix-huitième de l’étape à 2 min 17 sec du vainqueur, l’Espagnol José Maria Jimenez (Banesto). L’autre leader de l’équipe, Alex Zulle, vainqueur de la Vuelta en 1996 et 1997, a également touché ses limites en fin d’étape. Le Suisse a placé un démarrage dans l’ascension du Collet de Montaup, la troisième difficulté de la journée. Mais il a vite lâché, avant de rallier l’arrivée exténué, en compagnie du maillot jaune Abraham Olano, à 1 min 31 sec de Jimenez. Visiblement, ce manque de rythme n’inquiète personne. Ni les coureurs, ni leur directeur sportif. Tous sont convaincus que les lacunes physiques seront encore là mercredi, lors de la deuxième étape pyrénéenne, entre Andorre et Cerler. En revanche, les Festina ont déjà coché la seizième étape, le 21 septembre entre Soria et Laguna Negra de Neila, et la vingtième, quatre jours plus tard, entre Segovie et Alto de Navacerrada. «On sera peut-être là la semaine prochaine», avance Juan Fernandez. Richard Virenque est encore plus optimiste: «La forme arrive, dit-il. En plus, j’ai l’habitude de bien marcher durant la dernière semaine des grands tours...».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Richard Virenque et ses coéquipiers ont été privés de montagne lors du Tour de France, pour cause d’exclusion prématurée. Les Festina ont retrouvé avec grand plaisir leur terrain préféré, les Pyrénées, mardi lors de la dixième étape de la Vuelta, entre Vic (Espagne) et Pal (Andorre). L’étape vient de s’achever par une ascension de onze kilomètres à 7,5% de moyenne, vers la station de ski de Pal en Andorre. Quatre vélos blancs s’appuient sur le bus des Festina. Les autres coureurs arriveront plus tard, sauf Laurent Dufaux, qui, victime de maux d’estomac, a préféré abandonner. Comme au bon vieux temps de l’avant Tour de France 1998, les coureurs de l’équipe andorrane viennent d’achever une étape dans les Pyrénées. Le terrain où ils se sont si souvent illustrés, grâce notamment à Richard...