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Actualités - Chronologie

Comité exécutif du CIO Dopage : soutien gouvernemental mais pas d'intervention policière

Lors d’un échange à distance, François Carrard, directeur général du Comité international olympique, et John Coates, président du Comité olympique australien, ont exprimé des points de vue identiques mardi à Séoul: la lutte contre le dopage doit être renforcée sans pour autant entraîner des interventions policières durant les Jeux de Sydney ni des peines de prison pour les athlètes. «Nous invitons les gouvernements à participer à la Conférence mondiale sur le dopage... mais je ne peux pas imaginer une situation identique à celle du Tour de France durant les Jeux de Sydney», a déclaré Me Carrard, à l’issue de la deuxième journée de réunion du Comité exécutif du CIO, largement consacrée à la préparation de la Conférence mondiale sur le dopage prévue début février à Lausanne. «La dernière chose que nous voulons voir aux Jeux, c’est une intervention de la police dans le Village olympique pour inspecter les chambres», a assuré pour sa part John Coates, réaffirmant qu’il n’avait jamais réclamé des peines d’emprisonnement pour les athlètes contrôlés positifs aux stéroïdes anabolisants mais uniquement pour les trafiquants. «Je pense que nous devons laisser le soin à chaque équipe de s’occuper de ses membres à l’intérieur du Village, a poursuivi le président du Comité olympique australien. «Mais, je ne vois aucune objection pour que les douaniers puissent intercepter l’entrée illégale de drogue dans le pays, comme ce fut le cas avec les Chinois lors des Mondiaux de natation à Perth». Campagne médiatique Respectueux des lois de chaque pays, Me Carrard estime que l’attitude australienne est en fait un moyen d’alerter le monde, une campagne médiatique voulue. «Si vous savez que vous risquez fortement d’être contrôlé à la frontière, vous hésiterez plus à transporter des produits interdits», a-t-il commenté. Le directeur général du CIO est d’ailleurs persuadé que les lois peuvent être appliquées de «manière intelligente», rappelant l’exemple des Jeux de Nagano et le cas de dopage à la marijuana, dont la consommation constitue un délit très grave au Japon. «La police recherchait l’athlète en question qu’elle souhaitait interpeller, mais tout s’est finalement bien passé», a-t-il rappelé. «Nous aimerions trouver un moyen pour que le mouvement olympique soit capable de gérer seul la situation du dopage dans le sport», a déclaré Richard Pound, qui s’est réuni avec les trois autres vice-présidents du CIO pour évoquer notamment la structure et le format des groupes de travail de la Conférence mondiale ainsi que le concept de «l’Agence antidopage du mouvement olympique». «Nous pourrions rechercher l’assistance gouvernementale dans certains domaines, tel le trafic mais, personnellement, je ne souhaite pas voir le sport dirigé par la police. Nous avons nos propres punitions pour les athlètes», a estimé le vice-président canadien du CIO. (AFP)
Lors d’un échange à distance, François Carrard, directeur général du Comité international olympique, et John Coates, président du Comité olympique australien, ont exprimé des points de vue identiques mardi à Séoul: la lutte contre le dopage doit être renforcée sans pour autant entraîner des interventions policières durant les Jeux de Sydney ni des peines de prison pour les athlètes. «Nous invitons les gouvernements à participer à la Conférence mondiale sur le dopage... mais je ne peux pas imaginer une situation identique à celle du Tour de France durant les Jeux de Sydney», a déclaré Me Carrard, à l’issue de la deuxième journée de réunion du Comité exécutif du CIO, largement consacrée à la préparation de la Conférence mondiale sur le dopage prévue début février à Lausanne. «La dernière chose...