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Actualités - Chronologie

Flushing Meadows : Rafter parmi les grands

Patrick Rafter, en remportant pour la seconde fois consécutive l’US Open, a fait définitivement son entrée parmi les grands, levant les doutes qu’avaient laissés la victoire inattendue en 1997 de ce pur adepte du service-volée. «Cela montre que ce n’était pas un coup de chance», a souligné Rafter, qui avait été quelque peu vexé par une réflexion de l’ancien champion américain, devenu commentateur à la télévision, John McEnroe, qui l’avait qualifié de «merveille d’un tournoi». Autre commentaire peu apprécié par le double champion de Flushing Meadows, celui de Pete Sampras. Interrogé avant les demi-finales sur la différence entre lui et l’Australien, le numéro un mondial avait répondu sèchement: «Dix tournois du Grand Chelem». La différence n’est plus maintenant que de huit et Rafter, qui bien qu’ayant connu assez tard la consécration à 25 ans, est devenu le premier Australien, depuis les débuts du tennis Open en 1968, à remporter deux fois l’épreuve new-yorkaise. Il est également le sixième à avoir réussi à aligner deux victoires consécutives, et il figure maintenant en bonne compagnie aux côtés de Pete Sampras (1995-96), du Suédois Stefan Edberg (1991-92), du Tchécoslovaque Ivan Lendl (1985-1987) et des Américains Jimmy Connors (1982-83) et John McEnroe (1979-81). «C’est un sentiment très bizarre de se retrouver avec ces gens-là, a fait valoir Rafter. J’avoue que je ne réalise pas tout à fait. Probablement plus tard en rentrant à la maison». Son triomphe sur son compatriote Mark Philippoussis dimanche a peut-être constitué le prélude d’un nouveau printemps du tennis australien, dominateur dans les années cinquante et soixante avec les Rosewall, Hoad, Laver, Emerson, Newcombe ou Roche notamment. «J’espère en tout cas qu’il y aura un boom du tennis, a-t-il lancé. Je vais retourner très prochainement dans mon pays et il sera intéressant de voir l’impact que cette finale aura eu sur les Australiens». La passe de trois Le double champion de l’US Open, qui reste invaincu sur le gigantesque stade Arthur Ashe, le nouveau central de Flushing Meadows, inauguré en 1997, compte maintenant 14 succès consécutifs à New York et, sur son terrain fétiche et une surface qui lui convient manifestement on ne peut mieux, peut maintenant espérer réussir en 1999 la passe de trois, que seuls ont réalisé jusqu’à présent McEnroe et Lendl. «Bien malin qui peut dire ce qui se passera dans un an, mais il est certain que j’aimerai revenir ici avec le même état d’esprit, la même attitude et le même tennis», a-t-il souligné. Comme en 1997, l’approche de l’US Open a donné des ailes à Rafter, dont la saison jusqu’à Wimbledon en juin, avait été loin de répondre à ses espérances. Depuis, l’Australien a volé de succès en succès, ne perdant que deux fois en 25 rencontres et est ressorti de Flushing Meadows avec la nouvelle réputation d’être pratiquement imbattable sur les terrains en dur américains. «Actuellement je me sens vraiment le meilleur sur cette surface, souligne-t-il. J’y suis à l’aise pour m’y déplacer et quand je me déplace bien, le reste de mon jeu suit. A l’Open d’Australie, les terrains sont similaires. Mais cela me réussit moins bien. Peut-être la pression». Briller pendant la tournée d’été américaine ne suffira pas toutefois pour permettre à l’Australien de rejoindre Pete Sampras en tête du classement mondial et Rafter en est conscient.
Patrick Rafter, en remportant pour la seconde fois consécutive l’US Open, a fait définitivement son entrée parmi les grands, levant les doutes qu’avaient laissés la victoire inattendue en 1997 de ce pur adepte du service-volée. «Cela montre que ce n’était pas un coup de chance», a souligné Rafter, qui avait été quelque peu vexé par une réflexion de l’ancien champion américain, devenu commentateur à la télévision, John McEnroe, qui l’avait qualifié de «merveille d’un tournoi». Autre commentaire peu apprécié par le double champion de Flushing Meadows, celui de Pete Sampras. Interrogé avant les demi-finales sur la différence entre lui et l’Australien, le numéro un mondial avait répondu sèchement: «Dix tournois du Grand Chelem». La différence n’est plus maintenant que de huit et Rafter, qui bien...