Le réseau de télécommunications Globalstar, dont 12 satellites se sont écrasés au sol avec leur lanceur russe la semaine dernière, est le deuxième des trois grands systèmes (Iridium, Globalstar, ICO) qui vont révolutionner l’usage du téléphone mobile. Le téléphone mobile, qui connaît une croissance fulgurante, couvre à peine 10% du territoire mondial. Le satellite permettra de téléphoner dans les régions les plus reculées, faisant l’économie du déploiement de réseaux filaires ou d’antennes cellulaires coûteuses. Le principe est le même pour les trois réseaux concurrents: un téléphone bi-mode permettra aux abonnés de téléphoner sur le réseau cellulaire classique dans une zone bien couverte, et de passer en mode satellite dans des régions non couvertes. Ces appareils coûteront plus cher que les téléphones portables classiques dans un premier temps (1.000 à 3.000 dollars) mais leur prix devrait baisser rapidement. La minute de communication sera également plus chère, entre 1 et 2 dollars la minute. «Nous n’allons pas résoudre les problèmes de téléphone des pays pauvres, mais le téléphone par satellite peut servir de téléphone collectif dans un village, pour les services d’urgence ou de santé», a estimé Olof Lundberg, qui présentait à Paris le petit dernier des réseaux, ICO, piloté par le consortium Inmarsat, qui entrera en service en 2000. Les réseaux satellitaires tablent surtout sur la clientèle des grands voyageurs et des hommes d’affaires, soit «quelques pour-cent à peine des abonnés à la téléphonie mobile, mais cela suffit à faire un marché», selon M. Lundberg. «Il y a dix ans, pour téléphoner par satellite, il fallait une valise qui coûtait 30.000 dollars. Aujourd’hui, il faut un appareil de la taille d’un ordinateur portable à 4.000 dollars. Demain, on glissera son téléphone satellitaire dans la poche», ajoute M. Lundberg. Iridium, projet de 5 milliards de dollars lancé par Motorola, sera le premier opérationnel avec 66 satellites et 6 de remplacement. Du fait de son statut de précurseur, Iridium essuie les plâtres. Pour atteindre ces objectifs, il a dû lancer 79 satellites au total, dont 7 n’ont pas fonctionné, et il vient de repousser son lancement commercial de cinq semaines au 1er novembre. Globalstar, qui comprend 48 satellites plus 8 de remplacement, doit rentrer en service au deuxième trimestre de 1999. Le réseau de 2,7 milliards de dollars est piloté par l’américain Loral, avec pour principaux partenaires les américains Qualcomm et Airtouch, les français Alcatel et France Télécom, le britannique Vodafone, les coréens Hyundaï et Dacom. (AFP-Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le réseau de télécommunications Globalstar, dont 12 satellites se sont écrasés au sol avec leur lanceur russe la semaine dernière, est le deuxième des trois grands systèmes (Iridium, Globalstar, ICO) qui vont révolutionner l’usage du téléphone mobile. Le téléphone mobile, qui connaît une croissance fulgurante, couvre à peine 10% du territoire mondial. Le satellite permettra de téléphoner dans les régions les plus reculées, faisant l’économie du déploiement de réseaux filaires ou d’antennes cellulaires coûteuses. Le principe est le même pour les trois réseaux concurrents: un téléphone bi-mode permettra aux abonnés de téléphoner sur le réseau cellulaire classique dans une zone bien couverte, et de passer en mode satellite dans des régions non couvertes. Ces appareils coûteront plus cher que les...