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Actualités - Conferences Internationales

La conférence du désarmement s'achève sur une note polémique

La conférence du désarmement de Genève a tenu sa dernière séance plénière de l’année sans résultat substantiel et dans un climat rendu polémique par les essais nucléaires conduits en mai par l’Inde et le Pakistan. Le seul résultat concret de la conférence, cette année, a été l’établissement en août d’un comité de négociation sur un éventuel traité interdisant toute nouvelle production de matières nucléaires fissiles à usage militaire. Toutefois, la négociation de fond ne s’est pas réellement engagée. Seul un échange de vues général a eu lieu. L’ambassadeur Clive Pearson (Nouvelle-Zélande) a regretté mardi, au nom de dix des 61 pays participants, que le rapport final de la conférence n’ait pas inclus un texte, qu’ils avaient proposé, critiquant les essais indiens et pakistanais. Il s’est attiré une vive riposte de l’ambassadeur Munir Akram (Pakistan) et une réponse moins acerbe de l’ambassadeur Savitri Kunadi (Inde). L’ambassadeur pakistanais a ironisé sur les puissances nucléaires officielles (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine) qui sont, a-t-il dit, «comme cinq ivrognes prêchant l’abstinence au reste du monde». «Nous n’acceptons pas de telles leçons de morale», a-t-il ajouté, en demandant sur un ton tout aussi ironique: «Quel est le dieu qui a ordonné qu’il n’y ait que cinq Etats à posséder légitimement l’arme nucléaire?». Moins abrupte, la représentante de l’Inde a rappelé qu’après ses essais, New Delhi avait annoncé un moratoire sur de nouvelles explosions nucléaires. Mme Kunadi a ajouté que son pays n’acceptait pas plus que d’autres qu’il soit fait une «distinction» entre les tests conduits par tel ou tel pays. Les cinq essais indiens et les six essais pakistanais avaient donné lieu à une réunion d’urgence, le 4 juin à Genève, des ministres des Affaires étrangères des cinq puissances nucléaires officielles. Les ministres des cinq grands de l’atome, qui sont également les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, avaient appelé l’Inde et le Pakistan à la désescalade. Ils les avaient aussi appelés à «s’abstenir de fabriquer ou déployer des armes nucléaires» à ne pas «tester ou déployer des missiles capables d’emporter des armes nucléaires». Aucun progrès de fond n’a été fait en 1998 par la conférence du désarmement sur la question des mines antipersonnel. Celles-ci ont été interdites par la convention d’Ottawa de décembre 1997 mais seule la conférence du désarmement peut produire des traités internationaux obligatoires en droit pour tous. Son modeste objectif était cette année d’essayer, à défaut d’une interdiction totale, pour l’instant refusée par les Etats-Unis, la Russie et la Chine notamment, de s’entendre à tout le moins pour limiter le transfert de ces mines d’un pays à l’autre. La conférence du désarmement reprendra ses travaux à Genève le 9 janvier. (AFP)
La conférence du désarmement de Genève a tenu sa dernière séance plénière de l’année sans résultat substantiel et dans un climat rendu polémique par les essais nucléaires conduits en mai par l’Inde et le Pakistan. Le seul résultat concret de la conférence, cette année, a été l’établissement en août d’un comité de négociation sur un éventuel traité interdisant toute nouvelle production de matières nucléaires fissiles à usage militaire. Toutefois, la négociation de fond ne s’est pas réellement engagée. Seul un échange de vues général a eu lieu. L’ambassadeur Clive Pearson (Nouvelle-Zélande) a regretté mardi, au nom de dix des 61 pays participants, que le rapport final de la conférence n’ait pas inclus un texte, qu’ils avaient proposé, critiquant les essais indiens et pakistanais. Il...