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Actualités - Chronologie

"Poste restante" au TDB

Dans le hall du Théâtre de Beyrouth, une exposition un peu particulière réalisée par Jana Hadjithomas, Zeina Arida et Khalil Joreige. Collées sur un pan de mur, une cinquantaine d’enveloppes et une liste de 120 noms de détenus dans le camp de Khiam. Les visiteurs sont invités à choisir un nom et à rédiger une correspondance. La lettre est ensuite déposée dans une boîte. Après l’exposition, ces lettres seront photocopiées et suivront leur cours. Explications de Zeina Arida: «D’abord nous tenterons de les envoyer à Khiam pour entrer en contact avec les prisonniers. Et nous y ajouterons une adresse pour qu’il puisse y avoir une réponse, pour qu’il y ait vraiment correspondance. Puis si ces lettres ne parviennent pas à destination, si elles sont «poste restante», nous soulèverons le fait que ces lettres envoyées n’arrivent pas aux destinataies, qu’ils ne peuvent pas nous répondre. Pourquoi est-il impossible de communiquer avec eux?» A travers cette initiative il y aurait protestation auprès d’ambassades et d’organismes internationaux. Enfin, ces lettres pourraient être rassemblées et publiées dans un ouvrage. Cette exposition est la première étape d’un processus qui cherche à «suivre l’itinéraire de ces missives à travers un territoire que l’on ne peut atteindre et qui demeure en marge». L’art, selon les organisateurs de l’exposition, peut être politisé mais aussi interactif. On ne vient pas voir ce qui est exposé en restant à l’abri, on y participe pleinement... l L’installation est ouverte au public tous les jours jusqu’au mardi 15 septembre, entre 16h et 20h.
Dans le hall du Théâtre de Beyrouth, une exposition un peu particulière réalisée par Jana Hadjithomas, Zeina Arida et Khalil Joreige. Collées sur un pan de mur, une cinquantaine d’enveloppes et une liste de 120 noms de détenus dans le camp de Khiam. Les visiteurs sont invités à choisir un nom et à rédiger une correspondance. La lettre est ensuite déposée dans une boîte. Après l’exposition, ces lettres seront photocopiées et suivront leur cours. Explications de Zeina Arida: «D’abord nous tenterons de les envoyer à Khiam pour entrer en contact avec les prisonniers. Et nous y ajouterons une adresse pour qu’il puisse y avoir une réponse, pour qu’il y ait vraiment correspondance. Puis si ces lettres ne parviennent pas à destination, si elles sont «poste restante», nous soulèverons le fait que ces lettres...