Les partisans de l’homme fort du Cambodge, Hun Sen, et ceux de l’opposition ont continué d’occuper l’avant-scène en manifestant dimanche à Phnom Penh, tandis que dans les coulisses, les dirigeants politiques s’efforcent d’éviter une crise constitutionnelle. Au moins 10.000 manifestants du Parti du peuple cambodgien (PPC, au pouvoir), ont défilé dans le centre-ville, pour la seconde journée consécutive, occupant le terrain investi ces trois semaines par les opposants. Les manifestants, certains armés de bâtons, de barres de fer et de chaînes, ont exhorté les chefs de l’opposition — le prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy — à respecter le résultat des élections du 26 juillet. Ils se sont dispersés en début d’après-midi, abandonnant à leur tour la rue à leurs adversaires. En fin d’après-midi, la police a tiré en l’air pour disperser une large foule de contre-manifestants de l’opposition près de l’ambassade américaine, blessant une personne à la jambe. Les rassemblements de l’opposition, qui durent depuis trois semaines, ont pour origine le rejet du résultat des élections législatives, officiellement remportées par le parti de Hun Sen, mais, selon l’opposition, entachées de fraudes. Avec la présence de manifestants des deux camps dans les rues, et de la police en armes, la situation menace de dégénérer à tout instant. Dans un communiqué, le président de l’Assemblée nationale, Chea Sim, un des hiérarques du PPC, a demandé à ses compatriotes de mettre fin aux manifestations et contre-manifestations. Samedi, le chef du parti d’opposition royaliste, le prince Norodom Ranariddh, avait décidé — «en gage de bonne volonté» — d’ajourner une grande manifestation prévue dimanche, ce qui n’a pas dissuadé les opposants de descendre dans la rue. Afin de désamorcer les tensions, le prince Ranariddh a indiqué qu’il irait s’entretenir avec son père, le roi Norodom Sihanouk, mercredi dans sa résidence de Siem Reap (nord du pays), une audience qui pourrait augurer d’un règlement politique. Il doit ensuite rencontrer le président de l’Assemblée, Chea Sim. Le monarque est intervenu jeudi pour appeler les dirigeants de l’opposition à ne pas mettre à exécution leur menace de boycotter la séance inaugurale de l’Assemblée nationale élue en juillet, prévue le 24 septembre. «Dans un Cambodge qui n’est pas un Etat de droit et qui n’est pas une authentique démocratie, je n’ai pas d’autre choix que de conseiller aux faibles de choisir une politique qui évite le malheur du peuple, de la Patrie et d’eux-mêmes», a expliqué dimanche le souverain. Le gouvernement de Hun Sen a menacé de retirer les immunités parlementaires des députés élus de l’opposition s’ils ne siègent pas la semaine prochaine
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les partisans de l’homme fort du Cambodge, Hun Sen, et ceux de l’opposition ont continué d’occuper l’avant-scène en manifestant dimanche à Phnom Penh, tandis que dans les coulisses, les dirigeants politiques s’efforcent d’éviter une crise constitutionnelle. Au moins 10.000 manifestants du Parti du peuple cambodgien (PPC, au pouvoir), ont défilé dans le centre-ville, pour la seconde journée consécutive, occupant le terrain investi ces trois semaines par les opposants. Les manifestants, certains armés de bâtons, de barres de fer et de chaînes, ont exhorté les chefs de l’opposition — le prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy — à respecter le résultat des élections du 26 juillet. Ils se sont dispersés en début d’après-midi, abandonnant à leur tour la rue à leurs adversaires. En fin...