Italie : constitution d'une commission d'enquête sur le dopage
le 09 septembre 1998 à 00h00
Le vice-président du Conseil italien, Walter Veltroni, a décidé mardi de constituer une commission administrative d’enquête sur l’affaire du dopage dans le football italien. M. Veltroni, en charge du portefeuille des Sports, a transmis dans la journée sa réponse écrite au rapport que le président du Comité national olympique italien (CONI), Mario Pescante, lui avait remis lundi, à la suite des révélations sur les dysfonctionnements du laboratoire antidopage de l’Acqua Acetosa à Rome. M. Veltroni a précisé que la commission d’enquête sera présidée par Carlo Federico Grosso, un professeur de droit pénal réputé, à qui, a-t-il dit, le CONI devra accorder sa pleine collaboration. La commission, a-t-il dit, ne devrait pas être constituée par le CONI mais par le ministre de tutelle. Dans le futur, M. Veltroni a aussi annoncé qu’une «autorité externe», indépendante du CONI, serait chargée des analyses antidopage. «Nous devons confier les contrôles antidopage à une autorité externe ... qui n’a rien à voir avec les fédérations sportives du CONI». Des tests d’urine et de sang seront mis en œuvre conjointement avec effet immédiat, a-t-il aussi annoncé. «Des décisions importantes et significatives doivent être prises concernant les structures internes» du Comité national olympique et «l’organisation de la lutte contre le dopage», a-t-il par ailleurs déclaré. «Comme nous venons de le voir, cela (le système actuel) ne fonctionne pas, ce sont des choses très sérieuses». Interrogé sur un éventuel départ de M. Pescante, M. Veltroni, tout en prônant des changements, a précisé qu’il ne portait pas «ce genre de jugements» et respectait «l’indépendance du CONI». «Zones de non contrôle» M. Veltroni s’est montré extrèmement critique sur les négligences commises dans les contrôles antidopage et souligné que les questions qu’elles soulèvent sont «cruciales pour la vie et l’image de la réalité sportive» italienne. Cette affaire révèle des «zones de non contrôle», a dit le ministre, qui s’est demandé «quels étaient les critères» pour décider de faire des analyses complètes sur un sportif et aucune sur d’autres. Le président de la Fédération de médecine sportive, le professeur Santilli, avait affirmé samedi que seulement 30 à 40% des échantillons d’urine des joueurs de football étaient soumis au contrôle antidopage pour la détection de stéroïdes anabolisants. Il avait également indiqué que le laboratoire romain n’était pas en mesure d’augmenter les contrôles de ce type et que les analyses ne concernaient que certains joueurs appartenant à certains clubs. Lundi, Mario Pescante avait promis des sanctions sévères contre les responsables du laboratoire coupables d’effectuer des contrôles seulement partiels. M. Pescante avait aussi annoncé la convocation jeudi prochain d’une réunion spéciale du CONI et assuré que «personne, ni les dirigeants de fédérations, ni ceux du CONI n’étaient au courant que les contrôles sur les anabolisants étaient partiels».
Le vice-président du Conseil italien, Walter Veltroni, a décidé mardi de constituer une commission administrative d’enquête sur l’affaire du dopage dans le football italien. M. Veltroni, en charge du portefeuille des Sports, a transmis dans la journée sa réponse écrite au rapport que le président du Comité national olympique italien (CONI), Mario Pescante, lui avait remis lundi, à la suite des révélations sur les dysfonctionnements du laboratoire antidopage de l’Acqua Acetosa à Rome. M. Veltroni a précisé que la commission d’enquête sera présidée par Carlo Federico Grosso, un professeur de droit pénal réputé, à qui, a-t-il dit, le CONI devra accorder sa pleine collaboration. La commission, a-t-il dit, ne devrait pas être constituée par le CONI mais par le ministre de tutelle. Dans le futur, M. Veltroni a...
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