L’Aerospatiale est favorable à une réorganisation d’Arianespace qui laisse une plus large place aux industriels, sur le modèle de l’industrie spatiale américaine. «L’Aerospatiale souhaite voir se restructurer l’ensemble industriel des lanceurs européens, d’une manière classique, pour se rapprocher du modèle américain», a déclaré récemment à la presse le président d’Aerospatiale, Yves Michot. Le groupe allemand Daimler-Benz Aerospace AG (Dasa) a déclaré pour sa part qu’il était en discussion pour accroître sa participation dans le consortium spatial européen. «Nous sommes intéressés par un accroissement de notre participation, qui est actuellement de 10,25%», a déclaré un porte-parole de Dasa au salon aéronautique de Farnborough. Il a toutefois ajouté que ces négociations n’avaient pas encore abouti. Actuellement, Arianespace, la société qui commercialise les fusées Ariane, a pour principal actionnaire un organisme public français, le Centre national d’études spatiales, qui contrôle 32,22% des parts d’Arianespace. Au total, la France détient 55,5% de la société, mais les industriels français ont la portion congrue: l’Aerospatiale détient 7,7%, le motoriste Snecma 7,7% et Matra, via Matra Marconi Space, 3% alors qu’ils réalisent plus de 50% des lanceurs, notamment les parties essentielles des moteurs, via la SEP, filiale de Snecma. Dans un entretien publié vendredi dernier par l’hebdomadaire spécialisé Air & Cosmos, le directeur général du CNES, Gérard Brachet, estime qu’Aerospatiale-Matra et l’allemand Dasa vont «devenir l’actionnaire de référence d’Arianespace». Pour renforcer le poids des industriels, Gérard Brachet indique que le CNES «est prêt à céder une partie de ses actions», environ 12%, «pour garder un rôle significatif, le CNES devant garder autour de 20%». Arianespace détient plus de la moitié du marché mondial des lanceurs avec Ariane 4 et bientôt Ariane 5, dont le troisième vol de qualification aura lieu le 13 octobre prochain. Yves Michot, qui n’a pas voulu préciser s’il souhaitait reprendre les 12% proposés par le CNES, a souligné que bien qu’Européen, le programme Ariane devait son succès pour une très large partie aux compétences techniques françaises. «Arianespace est une réussite européenne et il n’est pas question d’abandonner cette dynamique européenne», a souligné le président d’Aerospatiale. «La question est de savoir quelle est la structure qu’il faut mettre en place, en gardant en tête que les compétences qui existent sont à plus de 50% françaises». Les principaux concurrents d’Arianespace sont les Américains Boeing et Lockheed Martin. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Aerospatiale est favorable à une réorganisation d’Arianespace qui laisse une plus large place aux industriels, sur le modèle de l’industrie spatiale américaine. «L’Aerospatiale souhaite voir se restructurer l’ensemble industriel des lanceurs européens, d’une manière classique, pour se rapprocher du modèle américain», a déclaré récemment à la presse le président d’Aerospatiale, Yves Michot. Le groupe allemand Daimler-Benz Aerospace AG (Dasa) a déclaré pour sa part qu’il était en discussion pour accroître sa participation dans le consortium spatial européen. «Nous sommes intéressés par un accroissement de notre participation, qui est actuellement de 10,25%», a déclaré un porte-parole de Dasa au salon aéronautique de Farnborough. Il a toutefois ajouté que ces négociations n’avaient pas encore...