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Actualités - Chronologie

Mission accomplie pour l'Okanagan

Mission accomplie pour l’équipage du sous-marin canadien «Okanagan» chargé de repérer à l’aide de ses sonars les signaux des deux boîtes noires de l’avion de la compagnie Swissair qui s’est abîmé en mer mercredi dernier au large de la côte est du Canada. Dans le port militaire de Halifax, la longue silhouette noire de l’Okanagan s’est approchée lundi en fin de soirée du quai, sur lequel une trentaine de parents et enfants des sous-mariniers attendaient silencieusement son retour. Parti un mois plus tôt pour un exercice opérationnel en Islande, le sous-marin effectuait ce que tout le monde croyait être sa dernière mission, après vingt années de service. Sur le chemin du retour, prévu pour vendredi, le commandant Dermot Mulholland apprenait la nouvelle de la catastrophe de la Swissair et, au lieu de rentrer au port, il recevait l’ordre de détourner sa route pour participer aux opérations de recherches près des côtes canadiennes. Sur le quai avec ses deux enfants, une femme attend son mari, David Crowe, technicien de sonar. «Nous l’attendions plus tôt. J’ai compris compte tenu des circonstances, parce qu’il lui fallait fournir son aide, et j’ai expliqué aux enfants pourquoi il devait aller là, pour aider à retrouver les boîtes noires». «Nous avons été appelés à venir parce que nous disposions de sonars spéciaux», a déclaré le commandant Mulholland à son arrivée, soulignant que l’équipage — qui compte 68 membres — était «fatigué», mais «très fier» d’avoir pu repérer les signaux émis par les deux boîtes noires de l’avion, celle contenant les enregistrements des données de vol vendredi, puis celle contenant les enregistrements des voix dans le cockpit dimanche. La première boîte noire a été récupérée, mais les plongeurs n’ont pas encore réussi à récupérer la seconde. Le sentiment dominant de l’équipage est la «satisfaction» du devoir accompli, a précisé le commandant. En apprenant la nouvelle de la catastrophe, «nous étions tristes», mais maintenant «nous sommes fiers», a indiqué de son côté le capitaine d’armes du sous-marin, Sylvain Brouillard. Les principales difficultés rencontrées ont été la faible profondeur de l’eau dans la zone de la catastrophe, la proximité d’une île et la présence de nombreux navires dans la zone, a expliqué le commandant, ajoutant qu’après avoir entendu les premiers signaux des émetteurs, il a fallu plusieurs heures aux sous-mariniers pour localiser exactement l’endroit d’où venaient les sons. Le signal du premier émetteur n’était «pas très fort, mais nous sommes passés assez près et les gars l’ont entendu», a raconté M. Brouillard. (AFP)
Mission accomplie pour l’équipage du sous-marin canadien «Okanagan» chargé de repérer à l’aide de ses sonars les signaux des deux boîtes noires de l’avion de la compagnie Swissair qui s’est abîmé en mer mercredi dernier au large de la côte est du Canada. Dans le port militaire de Halifax, la longue silhouette noire de l’Okanagan s’est approchée lundi en fin de soirée du quai, sur lequel une trentaine de parents et enfants des sous-mariniers attendaient silencieusement son retour. Parti un mois plus tôt pour un exercice opérationnel en Islande, le sous-marin effectuait ce que tout le monde croyait être sa dernière mission, après vingt années de service. Sur le chemin du retour, prévu pour vendredi, le commandant Dermot Mulholland apprenait la nouvelle de la catastrophe de la Swissair et, au lieu de rentrer...