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Actualités - Chronologie

Les cocaleros demandent l'intervention de l'Eglise bolivienne

Le conseiller des producteurs de coca de la région de Chapare (centre de la Bolivie), Filemon Escobar, a demandé l’intervention de l’Eglise catholique dans le conflit qui les oppose au gouvernement bolivien, dont la politique antidrogue prévoit la destruction de 40.000 hectares de coca d’ici l’an 2002. L’ancien dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), la plus importante organisation syndicale du pays, a déclaré que «devant l’impasse des négociations» avec le gouvernement, il souhaitait la médiation de l’Eglise «pour voir si nous avons raison ou si c’est le gouvernement». La position de M. Escobar, qui n’a pas été transmise officiellement à la hiérarchie catholique, intervient quatre jours après l’arrivée à La Paz de 400 «cocaleros» (paysans qui cultivent la feuille de coca) du Chapare, principale région productrice de coca du pays. Exigeant un changement de la politique antidrogue, ils ont parcouru 650 kilomètres en 24 jours. Depuis leur arrivée dans la capitale, mercredi dernier, où ils ont été reçus par quelque 10.000 paysans, ouvriers et universitaires, les «cocaleros» ont dénoncé l’indifférence du gouvernement face à leurs problèmes. La possible médiation de l’Eglise n’a suscité aucun commentaire de la part du gouvernement et semble contredire les déclarations d’un de ses membres qui affirmait lundi que le problème pourrait être résolu «dans les prochaines heures». Entre-temps, le ministre du Travail, Leopoldo Lopez, soutenait que la destruction de la coca ne devait pas prendre de retard et espérait que les «cocaleros» puissent comprendre la nécessité pour le pays d’éradiquer cette culture. Depuis le mois de janvier, les autorités ont détruit plus de 5.000 hectares de cultures de coca, accusant d’autre part les paysans d’avoir des relations étroites avec les trafiquants de drogue. (AFP)
Le conseiller des producteurs de coca de la région de Chapare (centre de la Bolivie), Filemon Escobar, a demandé l’intervention de l’Eglise catholique dans le conflit qui les oppose au gouvernement bolivien, dont la politique antidrogue prévoit la destruction de 40.000 hectares de coca d’ici l’an 2002. L’ancien dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), la plus importante organisation syndicale du pays, a déclaré que «devant l’impasse des négociations» avec le gouvernement, il souhaitait la médiation de l’Eglise «pour voir si nous avons raison ou si c’est le gouvernement». La position de M. Escobar, qui n’a pas été transmise officiellement à la hiérarchie catholique, intervient quatre jours après l’arrivée à La Paz de 400 «cocaleros» (paysans qui cultivent la feuille de coca) du Chapare,...