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Actualités - Communiques Et Declarations

Polémique à droite sur les alliances avec le Front national

Alain Madelin a dénoncé «l’hypocrisie» de ceux qui lui reprochent son attitude à l’égard du Front national et a revendiqué le droit de combattre l’extrême-droite à sa façon. «J’entends combattre le Front national à ma façon parce que ces leçons de morale, je ne suis pas dupe, je sais très bien qu’elles correspondent à l’intérêt électoral du Parti socialiste», a dit le président de Démocratie libérale lors de l’émission Polémiques, sur France 2. «C’est avec sérénité, fermeté, convaincu que la modération l’emportera sur tous ceux qui rêvent d’une Saint-Barthélémy au sein de l’opposition, que nous entendons combattre le Front national», a-t-il ajouté. Alain Madelin a estimé qu’on se trompait «en faisant de cette affaire le fil à découper de l’opposition» et qu’on se condamnait en outre à «beaucoup d’hypocrisie». Des dirigeants de l’UDF et de l’Alliance ont demandé à Alain Madelin de clarifier sa position vis-à-vis de Jacques Blanc, président du Languedoc-Roussillon élu grâce aux voix du FN et qu’il vient de réintégrer dans son parti. Le dirigeant de Démocratie libérale leur a répondu que Jacques Blanc, comme d’autres présidents de région, avait simplement «profité des voix du FN pour se faire élire». «Jacques Blanc avait toujours dit qu’il accepterait les voix d’où qu’elles viennent, donc assez d’hypocrisie (…). Ça ne mérite pas le bannissement à vie de la politique», a-t-il dit. Alain Madelin a souligné que l’ancien président socialiste François Mitterrand avait lui-même conseillé dans le passé à Jean-Pierre Soisson, qui était alors membre d’un gouvernement de gauche, de se faire élire avec les voix d’extrême-droite. «Le fait d’aller les exclure, de les mettre de l’autre côté du mur, c’est la machine à perdre, c’est la machine à diviser» l’opposition, a-t-il insisté. Niant tout «signe de connivence» avec le Front national, il a affirmé que «les libéraux au XXe siècle ont combattu avec une égale détermination les deux totalitarismes». (Reuters)
Alain Madelin a dénoncé «l’hypocrisie» de ceux qui lui reprochent son attitude à l’égard du Front national et a revendiqué le droit de combattre l’extrême-droite à sa façon. «J’entends combattre le Front national à ma façon parce que ces leçons de morale, je ne suis pas dupe, je sais très bien qu’elles correspondent à l’intérêt électoral du Parti socialiste», a dit le président de Démocratie libérale lors de l’émission Polémiques, sur France 2. «C’est avec sérénité, fermeté, convaincu que la modération l’emportera sur tous ceux qui rêvent d’une Saint-Barthélémy au sein de l’opposition, que nous entendons combattre le Front national», a-t-il ajouté. Alain Madelin a estimé qu’on se trompait «en faisant de cette affaire le fil à découper de l’opposition» et qu’on se...