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Actualités - Chronologie

Trêve du PKK : Apo opte pour l'attente

Le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), Abdullah Ocalan, a déclaré «qu’il attendra encore plusieurs semaines pour comprendre» l’attitude de l’Etat turc face à la trêve unilatérale qu’il avait déclarée à compter du 1er septembre, a rapporté le quotidien turc pro-kurde, «Ulkede Gundem». «Nous attendrons avec patience encore plusieurs semaines en dépit d’opérations militaires menées par l’armée turque» contre les rebelles du PKK dans le Sud-Est anatolien, a dit le chef du PKK, alias «Apo», selon le quotidien. Cette trêve avait été immédiatement rejetée par le gouvernement et l’armée turcs, affirmant que le PKK, «organisation terroriste» aux yeux d’Ankara, ne peut être considéré comme un interlocuteur. «Les déclarations des autorités militaires turques suppriment la chance de paix reconnue au peuple turc. Leur attitude sur le cessez-le-feu provient de leur faiblesse», a affirmé le chef de la rébellion. «Si les opérations (militaires turques) se poursuivent et si nous constatons que leur intention (des militaires) est mauvaise, nous ferons nos préparatifs (...) Nous sommes décidés à résister et à réussir», a ajouté Abdullah Ocalan, sans autre précision. Le PKK mène une rébellion armée depuis 1984 pour créer un Etat kurde indépendant dans le Sud-Est anatolien. Les violences liées à cette rébellion ont fait près de 31.000 morts. Abdullah Ocalan, qui réside généralement à Damas ou dans la plaine libanaise de la Bekaa sous contrôle syrien, avait déclaré à plusieurs reprises par le passé un cessez-le-feu unilatéral pour quelques mois, notamment en mars 1993 et décembre 1995. Ceux-ci n’avaient pas été reconnus par l’Etat turc. «Nous ne le (Abdullah Ocalan) prendrons jamais comme un interlocuteur (...) S’il fait un pas pour se rendre, après avoir compris qu’il est dans une situation désespérée et qu’il ne peut pas lutter contre l’Etat turc, je considérerais cela comme positif», avait déclaré M. Yilmaz, en rejetant la trêve du PKK. «Le PKK est en train de mourir comme une bougie qui s’éteint. Qu’il (Abdullah Ocalan) se rende à l’Etat, où qu’il abandonne la lutte avec tous ses hommes. Il n’existe pas d’autre issue», avait dit le général Huseyin Kivrikoglu, chef de l’état-major général des armées turques. (AFP)
Le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), Abdullah Ocalan, a déclaré «qu’il attendra encore plusieurs semaines pour comprendre» l’attitude de l’Etat turc face à la trêve unilatérale qu’il avait déclarée à compter du 1er septembre, a rapporté le quotidien turc pro-kurde, «Ulkede Gundem». «Nous attendrons avec patience encore plusieurs semaines en dépit d’opérations militaires menées par l’armée turque» contre les rebelles du PKK dans le Sud-Est anatolien, a dit le chef du PKK, alias «Apo», selon le quotidien. Cette trêve avait été immédiatement rejetée par le gouvernement et l’armée turcs, affirmant que le PKK, «organisation terroriste» aux yeux d’Ankara, ne peut être considéré comme un interlocuteur. «Les déclarations des autorités militaires turques suppriment...