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Actualités - Chronologie

Les roubles récupérés en banque brûlent les doigts des russes

Que font nombre de Russes de leurs roubles lorsque, après des heures d’attente et de bousculades, ils ont enfin réussi à retirer leurs économies de leur banque?. La même chose que les Soviétiques. De crainte que, dans l’heure qui suit, la valeur de leur pécule ne s’érode encore davantage, ils se précipitent dans les magasins et stockent toutes sortes de produits. Car il n’ont pas oublié les temps pas si lointains des pénuries alimentaires et des rayons vides dans les magasins. Le cours du rouble a chuté de 6,3 pour un dollar le 17 août à 15 pour un dollar jeudi au marché noir, soit trois roubles de plus que la veille et le gouvernement, à court de devises, semble impuissant à stopper cette descente aux enfers. Dès le retrait de ses 1.800 roubles du guichet, Albina, une programmeuse informatique de 62 ans, s’est ruée jeudi à l’épicerie pour acheter sept barres de savon, deux boîtes de riz Uncle Ben et deux blocs de beurre. «Les deux augmentent sans cesse. Voyez ce beurre, il était à 6,0 roubles il y a une semaine, il coûte maintenant 9,40 roubles», se justifie-t-elle. Selon une vendeuse, ces hausses de prix touchent surtout les produits importés et sont approximativement proportionnelles à la chute de la valeur du rouble. «Pour les produits russes, comme le lait, nous n’avons pas augmenté autant», affirme-t-elle. La plupart des épiceries paraissent écouler leurs produits à un rythme inhabituel, mais on ne saurait encore parler de panique d’achat des consommateurs. Certains appareils, comme les ordinateurs, semblent également bénéficier de ce souci des consommateurs de se débarrasser d’une monnaie nationale qui leur brûle les doigts. «Les gens achètent plus que d’habitude car ils ont peur que les prix montent», témoigne une employée qui vérifie les sacs et paquets à la sortie de l’hypermarché Dorogomiloski, près de la gare de Kieveski. «Pour l’instant ce n’est pas la panique, mais nous verrons. La plupart des gens travaillent et les ménagères ne se lèvent pas avant-midi. Elles viennent plus tard, après avoir fini de regarder la télévision», ajoute Rosa Balokonis, en passant les doigts dans sa mèche de cheveux teinte en rouge. Certains médias ont toutefois fait état de paniques d’achat sur les marchés de gros, où les Russes les plus démunis vont acheter macaroni, sacs de farine et autres denrées de base aux plus bas prix. En outre, plusieurs fournisseurs étrangers ont d’ores et déjà suspendu les livraisons à la Russie non payées d’avance. Certains vieux réflexes économiques remontant à l’ère soviétique semblent ainsi faire tranquillement leur réapparition. (Reuters)
Que font nombre de Russes de leurs roubles lorsque, après des heures d’attente et de bousculades, ils ont enfin réussi à retirer leurs économies de leur banque?. La même chose que les Soviétiques. De crainte que, dans l’heure qui suit, la valeur de leur pécule ne s’érode encore davantage, ils se précipitent dans les magasins et stockent toutes sortes de produits. Car il n’ont pas oublié les temps pas si lointains des pénuries alimentaires et des rayons vides dans les magasins. Le cours du rouble a chuté de 6,3 pour un dollar le 17 août à 15 pour un dollar jeudi au marché noir, soit trois roubles de plus que la veille et le gouvernement, à court de devises, semble impuissant à stopper cette descente aux enfers. Dès le retrait de ses 1.800 roubles du guichet, Albina, une programmeuse informatique de 62 ans,...