Dans le bus d’une grande agence de voyages qui emmène vers la Békaa des touristes et des Libanais de l’étranger venus passer leurs vacances au pays, une charmante guide égrène le discours officiel vantant la beauté du paysage. Elle termine sa «leçon» en ces termes: «Ecrivez-nous si vous avez une plainte ou une suggestion quelconque, mais ne le faites pas pour dire que le pays est sale. Cela n’est pas notre problème, mais celui de l’Etat». Et vlan! Le désert de béton, la montagne rasée par les carrières, les chauffeurs zigzaguant comme sur un circuit de Formule un, les convois officiels fonçant à tombeau ouvert même en sens interdit, sont-ils, eux aussi, à exclure de l’appréciation? Réflexion d’étrangers résidant au Liban depuis quelques mois et partis faire une virée dans la région: «De retour, on a envie de pleurer sur ce pays qui a pourtant quelque chose...» Re-vlan! Pleurer sur un quotidien dur à gérer avec son chapelet de mauvaises surprises, de taxes, de factures et d’impôts qui grimpent à chaque lever du jour; sur les montagnes de détritus, cadeau empoisonné des promoteurs immobiliers gourmands et sans scrupules; sur la circulation infernale dans une jungle de carcasses dangereusement brinquebalantes; sur la pollution de l’air, de la terre et de la mer; sur la faillite d’une administration pourtant grassement entretenue; sur le vol et le mensonge institutionnalisés et, «last but not least», sur le désenchantement d’une population qui désespère d’un establishment pourri jusqu’à la moelle... C’était quand déjà, le Liban Suisse de l’Orient...
Dans le bus d’une grande agence de voyages qui emmène vers la Békaa des touristes et des Libanais de l’étranger venus passer leurs vacances au pays, une charmante guide égrène le discours officiel vantant la beauté du paysage. Elle termine sa «leçon» en ces termes: «Ecrivez-nous si vous avez une plainte ou une suggestion quelconque, mais ne le faites pas pour dire que le pays est sale. Cela n’est pas notre problème, mais celui de l’Etat». Et vlan! Le désert de béton, la montagne rasée par les carrières, les chauffeurs zigzaguant comme sur un circuit de Formule un, les convois officiels fonçant à tombeau ouvert même en sens interdit, sont-ils, eux aussi, à exclure de l’appréciation? Réflexion d’étrangers résidant au Liban depuis quelques mois et partis faire une virée dans la région: «De retour, on a...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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