Un responsable russe veut arrêter les importations alimentaires
le 04 septembre 1998 à 00h00
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Alexandre Kokochine, a affirmé jeudi que la Russie devait réduire voire stopper totalement à terme ses importations alimentaires, rendues plus chères par la chute du rouble. «A terme, la Russie doit réduire de façon significative sa dépendance envers les importations alimentaires, et, dans la plupart des cas, la ramener à zéro», a déclaré M. Kokochine sur la radio Echo de Moscou. Plus de 50% des produits alimentaires consommés en Russie sont aujourd’hui importés, et ce chiffre monte jusqu’à 90% à Moscou. Le responsable russe a également prévenu que les importations de médicaments allaient être réduites à court terme. M. Kokochine a estimé qu’il fallait «soutenir de façon sélective les importations de médicaments, seulement là où cela s’avère absolument nécessaire». «Le degré de dépendance envers les importations de médicaments est encore plus élevé que pour les produits alimentaires, et nous allons être obligés dans ce domaine d’accroître le rôle de l’Etat», a affirmé le secrétaire du Conseil de sécurité. M. Kokochine a affirmé qu’«il n’y avait pas de risque de famine en Russie», car il reste en stock 18 millions de tonnes de céréales de la récolte de l’an dernier. Mais la situation est «difficile» dans plusieurs régions, dont celle de Primorié (extrême-orient russe), a-t-il reconnu. Le rouble a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de la crise monétaire il y a deux semaines. (AFP)
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Alexandre Kokochine, a affirmé jeudi que la Russie devait réduire voire stopper totalement à terme ses importations alimentaires, rendues plus chères par la chute du rouble. «A terme, la Russie doit réduire de façon significative sa dépendance envers les importations alimentaires, et, dans la plupart des cas, la ramener à zéro», a déclaré M. Kokochine sur la radio Echo de Moscou. Plus de 50% des produits alimentaires consommés en Russie sont aujourd’hui importés, et ce chiffre monte jusqu’à 90% à Moscou. Le responsable russe a également prévenu que les importations de médicaments allaient être réduites à court terme. M. Kokochine a estimé qu’il fallait «soutenir de façon sélective les importations de médicaments, seulement là où cela s’avère absolument...
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