Les leaders bosniaques se sont présentés comme des hommes et des femmes aux ressources modestes dans leurs déclarations financières préélectorales, dont le contenu est désormais accessible sur Internet. Si leurs déclarations sont prises au pied de la lettre, certaines des personnes comptant parmi les plus puissantes de Bosnie vivent avec seulement quelques centaines de deutschemarks par mois, et payent un peu plus que les Bosniaques ordinaires le prix de location de leurs appartements. Le président bosniaque Alija Izetbegovic, par exemple, verse 85 DM (53 dollars) par mois à une compagnie de construction de routes, pour un appartement à Sarajevo, où il a son adresse permanente depuis 40 ans. La transparence sur la fortune personnelle des politiciens est une des conditions posées pour prétendre à la compétition électorale, dans le cadre des élections générales, prévues les 12 et 13 septembre en Bosnie. Cette tendance s’inscrit également dans le cadre des efforts de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour introduire des valeurs démocratiques pro-occidentales en Bosnie-Herzégovine, après la guerre de 1992-1995. Après avoir demandé aux politiciens, dont la plupart ont été formés sous l’ancien régime communiste yougoslave, d’être honnêtes sur leur fortune, l’OSCE a introduit cette semaine leurs déclarations sur Internet (http: // www.oscebin.org). Alija Izetbegovic, 72 ans, baptisé le «grand-père» par les musulmans de Bosnie a affirmé qu’il avait gagné entre janvier 1997 et avril 1998 26.000 DM, soit une moyenne de 1.625 DM par mois, et qu’il possédait 83.000 DM en «liquidités». Le salaire moyen en Bosnie est de 300 DM. Le membre serbe de la présidence bosniaque, Momcilo Krajisnik, a pour sa part déclaré qu’il percevait un «salaire», mais n’en a pas précisé le montant. En ce qui concerne son patrimoine, il a déclaré deux maisons dans la partie musulmane de Sarajevo, des terrains en Serbie et au Monténégro ainsi qu’une maison en construction à Pale, le fief des radicaux serbes de Bosnie, près de Sarajevo. Le membre croate de la présidence bosniaque, Kresimir Zubak, a déclaré qu’il avait gagné 21.600 DM durant les 18 mois jusqu’à juin cette année. M. Zubak, qui a fondé un nouveau parti, la Nouvelle initiative croate (NHI) après avoir quitté l’antenne bosniaque du HDZ (Communauté démocratique croate, au pouvoir à Zagreb), a ajouté qu’il possédait 10.000 DM sur un compte à Zagreb, où il possède un appartement d’une valeur de 150.000 DM. Il a ajouté qu’il possédait une maison et des terrains à Doboj, ville située dans le nord-est de la Bosnie, passée sous contrôle serbe durant la guerre. Mme Biljana Plavsic, présidente de la Republika Srpska (RS, entité serbe de Bosnie), qui a été durant la guerre, tout comme M. Krajisnik, l’alliée politique de l’ancien chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, recherché par le Tribunal Pénal international (TPI), s’est également présentée comme une personne aux revenus modestes. (AFP – Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les leaders bosniaques se sont présentés comme des hommes et des femmes aux ressources modestes dans leurs déclarations financières préélectorales, dont le contenu est désormais accessible sur Internet. Si leurs déclarations sont prises au pied de la lettre, certaines des personnes comptant parmi les plus puissantes de Bosnie vivent avec seulement quelques centaines de deutschemarks par mois, et payent un peu plus que les Bosniaques ordinaires le prix de location de leurs appartements. Le président bosniaque Alija Izetbegovic, par exemple, verse 85 DM (53 dollars) par mois à une compagnie de construction de routes, pour un appartement à Sarajevo, où il a son adresse permanente depuis 40 ans. La transparence sur la fortune personnelle des politiciens est une des conditions posées pour prétendre à la compétition...