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Actualités - Chronologie

William et Harry adoptés par tout un royaume

Les jeunes princes William et Harry, désormais élevés par leur père le prince Charles, font l’objet des attentions attendries des Britanniques et d’une retenue sans précédent de la presse, depuis le décès de leur mère Diana. Dès le lendemain de la mort de la princesse, lors du bain de foule qu’ils avaient pris avec leur père près de l’ancienne résidence de la princesse, les petits princes avaient pu mesurer la ferveur du public. Aux cris de «Dieu vous bénisse», «Nous vous aimons», les Britanniques avaient salué le courage des petits princes orphelins face à la tragédie qui les frappait. Cette affection est demeurée visible à travers l’inquiétude suscitée dans le pays il y a quelques semaines par une imprudence de Harry, âgé de 13 ans, qui avait descendu un barrage en rappel sans casque. William, 16 ans, numéro deux dans l’ordre d’accession au trône britannique derrière son père a, quant à lui, hérité de la popularité de sa mère à laquelle il ressemble physiquement de manière frappante. Le jeune homme, qui témoigne également de la même sensibilité et timidité que Diana, est considéré comme un prince charmant par la presse britannique qui l’a paré de tous les attraits. Un récent sondage le donnait troisième dans une longue liste de stars masculines jugées «sexy» par les jeunes Britanniques. Et l’adolescent rougissant est fréquemment accueilli par des cris de jeunes filles se pâmant à chacun de ses déplacements. Les Britanniques ont aussi pu suivre la rentrée de Harry dans la prestigieuse école d’Eton où l’adolescent, sur les traces de son aîné, va étudier la géographie, la biologie et l’histoire de l’art. Jusqu’à sa mort, Diana s’était battue pour donner à ses deux enfants une éducation normale, en accord avec l’image de modernité qu’elle avait insufflée à la monarchie. Elle avait conservé leur garde après sa séparation mouvementée du prince Charles, et avait spécifié dans son testament qu’elle souhaitait que leur éducation soit supervisée par sa mère et son frère, dans l’éventualité de sa disparition. Les fils et la maîtresse Mais le prince Charles, qui souhaitait leur donner une éducation plus stricte, a installé ses fils dans son palais de St Jame’s et a lancé une véritable offensive de séduction en direction du public, pour convaincre qu’il pouvait être aussi affectueux que leur mère défunte. Il a multiplié les démonstrations publiques, a emmené ses deux fils en vacances et en voyage officiel, notamment en Afrique du Sud, et les a présentés à sa maîtresse de longue date, Camilla Parker-Bowles. Charles, en accord avec le palais de Buckingham, a insisté pour que la vie privée des deux jeunes princes soit respectée scrupuleusement par la presse, qui en avait pris l’engagement à la mort de la princesse Diana. Les informations ont été distillées au compte-gouttes au public, et il est très difficile de mesurer les effets de la perte d’une mère que les princes adulaient. Dans un communiqué, les jeunes princes se sont cependant déclarés «en colère et bouleversés» par l’exploitation commerciale du nom de leur mère, ou «très blessés» lorsqu’un journal a dévoilé leur plan secret pour l’anniversaire de leur père. Le prince William avait également protesté après que la presse eut rapporté que ses petites amies devaient recevoir l’approbation de Buckingham. (AFP - Reuters)
Les jeunes princes William et Harry, désormais élevés par leur père le prince Charles, font l’objet des attentions attendries des Britanniques et d’une retenue sans précédent de la presse, depuis le décès de leur mère Diana. Dès le lendemain de la mort de la princesse, lors du bain de foule qu’ils avaient pris avec leur père près de l’ancienne résidence de la princesse, les petits princes avaient pu mesurer la ferveur du public. Aux cris de «Dieu vous bénisse», «Nous vous aimons», les Britanniques avaient salué le courage des petits princes orphelins face à la tragédie qui les frappait. Cette affection est demeurée visible à travers l’inquiétude suscitée dans le pays il y a quelques semaines par une imprudence de Harry, âgé de 13 ans, qui avait descendu un barrage en rappel sans casque. William, 16...