L’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a réclamé le départ de l’actuelle équipe dirigeante russe, estimant que le président Boris Eltsine était totalement désemparé dans la crise et que le danger existait d’un dérapage. «Pour parvenir encore à sauver la Russie, il faudrait remplacer l’actuelle équipe dirigeante», a-t-il déclaré au quotidien allemand «Die Welt», «je crois aussi qu’Eltsine a peur, il ne sait plus quoi faire». «On pourrait avoir un processus démocratique de changement de pouvoir», ajoute-t-il, «si la situation n’échappe pas à tout contrôle — et ce risque existe assurément — et si nous utilisons le répit accordé par le Fonds monétaire international». «Il est difficile de présager de ce qui adviendra» en cas de dérapage, mais la «dépression n’a pas encore atteint son plus bas», analyse-t-il. Le père de la perestroïka dresse un noir bilan de la Russie: «Les choix économiques ont échoué, la culture et la science sont en ruines, les relations économiques avec nos voisins se sont effondrées». Quant à Boris Eltsine, «son idée d’un détachement de la Russie en tant que république la plus puissante (de l’ex-URSS) au prix d’un effondrement de l’Union a échoué», brocarde-t-il. A ses yeux, des «mesures douloureuses» sont inévitables. Il dénonce «une espèce de super régime présidentiel» et réclame une réforme constitutionnelle pour «restreindre à nouveau les pleins pouvoirs du président». Il répète rejeter tout nouveau mandat politique, mais ne «(refusera) pas aide ni conseil si on le souhaite». (AFP)
L’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a réclamé le départ de l’actuelle équipe dirigeante russe, estimant que le président Boris Eltsine était totalement désemparé dans la crise et que le danger existait d’un dérapage. «Pour parvenir encore à sauver la Russie, il faudrait remplacer l’actuelle équipe dirigeante», a-t-il déclaré au quotidien allemand «Die Welt», «je crois aussi qu’Eltsine a peur, il ne sait plus quoi faire». «On pourrait avoir un processus démocratique de changement de pouvoir», ajoute-t-il, «si la situation n’échappe pas à tout contrôle — et ce risque existe assurément — et si nous utilisons le répit accordé par le Fonds monétaire international». «Il est difficile de présager de ce qui adviendra» en cas de dérapage, mais la «dépression n’a pas encore...
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