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Actualités - Chronologie

Chirac a cité dans une affaire d'emplois fictifs

Le nom du président français Jacques Chirac est cité pour la première fois dans une affaire de financement illégal de son parti gaulliste RPR par le truchement d’emplois fictifs, du temps où il était maire de Paris. L’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné a publié hier une note d’Alain Juppé, alors adjoint aux finances de la Ville, demandant en 1990 au maire de Paris, Jacques Chirac, de permettre l’avancement de son collaborateur Philippe Martel, travaillant au RPR et occupant, selon l’hebdomadaire, un emploi fictif à l’Hôtel de Ville. «Il faut que cet excellent garçon ne soit pas pénalisé», indique une annotation manuscrite signée d’un simple «C» figurant sur cette note et attribuée à Jacques Chirac par Le Canard enchaîné. Cette note aurait été transmise, selon Le Canard, au juge Patrick Desmure qui instruit l’affaire des emplois fictifs qui auraient permis de rémunérer des permanents du RPR sur le budget de la Mairie. Jacques Chirac avait été maire de la capitale pendant 18 ans, jusqu’à son élection à la présidence de la République en 1995. La Canard enchaîné souligne que les enquêteurs devront faire vérifier par un expert l’écriture de Jacques Chirac. L’Elysée, interrogé mardi, n’a souhaité faire «aucun commentaire». Depuis le début de l’année, le juge Desmure instruit l’affaire des emplois fictifs dont auraient bénéficié des permanents du RPR. En mai, un ancien directeur de l’administration générale de la Mairie de Paris Georges Quémar avait fait état de quelque 200 emplois fictifs dans les années 80. L’actuel maire de la capitale, le gaulliste Jean Tiberi, avait fermement récusé ces accusations, «fondées selon lui, sur des témoignages pour le moins contestables» et qui n’avaient «d’autre objectif que de jeter le discrédit sur la gestion de la mairie au cours des dernières années».(AFP)
Le nom du président français Jacques Chirac est cité pour la première fois dans une affaire de financement illégal de son parti gaulliste RPR par le truchement d’emplois fictifs, du temps où il était maire de Paris. L’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné a publié hier une note d’Alain Juppé, alors adjoint aux finances de la Ville, demandant en 1990 au maire de Paris, Jacques Chirac, de permettre l’avancement de son collaborateur Philippe Martel, travaillant au RPR et occupant, selon l’hebdomadaire, un emploi fictif à l’Hôtel de Ville. «Il faut que cet excellent garçon ne soit pas pénalisé», indique une annotation manuscrite signée d’un simple «C» figurant sur cette note et attribuée à Jacques Chirac par Le Canard enchaîné. Cette note aurait été transmise, selon Le Canard, au juge Patrick...