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Actualités - Chronologie

Le monde dans tous ses états à visa pour l'image

Le festival «Visa pour l’image» a pris ses quartiers à Perpignan (sud de la France) pour la dixième année consécutive, avec une trentaine d’expositions de photos sur le monde dans tous ses états, dramatiques ou choquants souvent, surprenants, émouvants parfois. Conflits au Rwanda, en Irlande ou au Guatemala, mais aussi ravages du sida, de la drogue ou de l’exclusion: c’est une terre à feu et à sang que présentent beaucoup de photographes, aux côtés de reportages sur la haute société américaine, la vie napolitaine, «le peuple des abeilles» au Népal ou la mort de Diana. «L’an dernier, a rappelé Jean-François Leroy, directeur général de ce rendez-vous du photo-journalisme, «Visa pour l’image» s’ouvrait la veille du tragique accident de Lady Di. La presse criait haro sur les photographes et jurait que «ce drame allait tout changer»», a-t-il souligné. Pourtant, «la véritable histoire du monde passe encore bien souvent au deuxième ou troisième plan» derrière les sujets sur la vie des stars. Ainsi en est-il du travail de Chris Morris, considéré comme un des meilleurs photographes de news de sa génération (Croatie, Somalie, Tchétchénie…), mais qui reste peu publié, ou de la démarche de Marie Dorigny, prix Kodak du Jeune Reporter 98, dont les images sur toutes les formes d’exclusion et d’exploitation sont encore peu connues. «Pourtant depuis quelques années, on mesure un «effet Visa», a dit Jean-François Leroy. Ce que nous montrons se retrouve souvent dans la presse dans les mois qui suivent et le festival est devenu un outil performant qui sert aux professionnels». Gratuité totale Le souci de diversité et d’authenticité des organisateurs semble en tout cas partagé par le public, puisque Visa a accueilli l’an dernier 125.000 personnes en une quinzaine de jours. Un succès sans doute facilité par le choix de la gratuité totale, qu’il s’agisse des expositions, réparties dans une dizaine d’édifices à travers Perpignan, ou des six soirées de projection dans le Campo Santo, un rare cloître-cimetière dont la restauration a été achevée en 1990. Entre 6.000 et 7.000 images (sur 50.000 reçues) sont montrées au cours de ces projections, qui, après un résumé de trois mois d’actualité, abordent les thèmes les plus divers — enfants de Bombay, orangs-outangs ou football brésilien — avec parfois le témoignage en direct d’un photographe. (AFP)
Le festival «Visa pour l’image» a pris ses quartiers à Perpignan (sud de la France) pour la dixième année consécutive, avec une trentaine d’expositions de photos sur le monde dans tous ses états, dramatiques ou choquants souvent, surprenants, émouvants parfois. Conflits au Rwanda, en Irlande ou au Guatemala, mais aussi ravages du sida, de la drogue ou de l’exclusion: c’est une terre à feu et à sang que présentent beaucoup de photographes, aux côtés de reportages sur la haute société américaine, la vie napolitaine, «le peuple des abeilles» au Népal ou la mort de Diana. «L’an dernier, a rappelé Jean-François Leroy, directeur général de ce rendez-vous du photo-journalisme, «Visa pour l’image» s’ouvrait la veille du tragique accident de Lady Di. La presse criait haro sur les photographes et jurait que...