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Actualités - Chronologie

Le processus de canonisation devra attendre quatre ans encore

Le processus de canonisation de Mère Teresa, lui permettant d’accéder au rang de saint de l’Eglise, n’a pas encore commencé en raison de la date trop récente de la disparition de la fondatrice des Missionnaires de la Charité. Des règles strictes régissent ce processus qui ne peut être entamé que cinq ans après la mort de la personne pour éviter tout fanatisme et toute précipitation. La personnalité très médiatique de Mère Teresa, prix Nobel de la paix en 1979 et dont la réputation de «sainte» a accompagné son action en faveur des plus pauvres, ne peut justifier une accélération de ce processus, indique-t-on au Vatican. «Tous les candidats à la sanctification sont égaux devant Dieu». précise-t-on au Vatican. De leur côté, les Missionnaires de la Charité de Rome s’en tiennent aux normes du Vatican et n’ont exprimé aucune intention de plaider pour une ouverture anticipée du processus de canonisation. Au lendemain du décès de Mère Teresa, des voix au sein de l’Eglise s’étaient élevées pour demander sa sanctification immédiate. Le cardinal Pio Laghi, qui était un proche de la religieuse, avait, entre autres, estimé que celle-ci «a fait ce que faisait Jésus il y a deux mille ans». Vertu héroïque Bien que Jean-Paul II l’ait considérablement simplifié, en 1983, le processus de canonisation est encore une procédure longue conduite dans le milieu où vivait le futur saint et au Vatican. C’est à l’évêque local qu’est confiée l’entière responsabilité d’engager une enquête sur les actes et les écrits, voire le martyre, du candidat, signalé aux autorités religieuses pour sa «réputation de sainteté». Dans le cas de Mère Teresa, c’est le diocèse de Calcutta (est de l’Inde) qui devrait être chargé de l’enquête. L’évêque doit collecter les preuves de la «vertu héroïque» du candidat, c’est-à-dire sa pratique de vertus chrétiennes (foi, espérance et charité) à un degré héroïque. Si le candidat n’a pas été un martyr pour la foi, il faut un miracle certifié pour la béatification (premier stade avant la sanctification), puis un autre pour la canonisation. Cas de guérison physique Si le résultat de l’enquête est satisfaisant, le dossier est transmis à la Congrégation pour la cause des Saints, au Vatican, qui détermine si la cause doit être remise au pape à qui revient l’ultime décision. Sœur Nirmala, qui a pris la suite en 1997 de Mère Teresa à la tête des Missionnaires de la Charité, a déclaré à Calcutta que seuls les cas de guérison physique instantanée dont les preuves sont étayées par des documents sont acceptés par le Vatican. L’archevêque de Calcutta, Henry D’Souza, a souligné qu’il ne savait pas si les cas signalés seraient considérés comme des miracles, tout en estimant que «le Saint-Père pouvait canoniser une personne sans miracle». En 20 ans de pontificat, Jean-Paul II a battu tous les records de béatification et de canonisation de l’histoire de l’Eglise. A la date du 27 août 1998, il avait procédé à la canonisation de 279 saints et à 803 béatifications. (AFP)
Le processus de canonisation de Mère Teresa, lui permettant d’accéder au rang de saint de l’Eglise, n’a pas encore commencé en raison de la date trop récente de la disparition de la fondatrice des Missionnaires de la Charité. Des règles strictes régissent ce processus qui ne peut être entamé que cinq ans après la mort de la personne pour éviter tout fanatisme et toute précipitation. La personnalité très médiatique de Mère Teresa, prix Nobel de la paix en 1979 et dont la réputation de «sainte» a accompagné son action en faveur des plus pauvres, ne peut justifier une accélération de ce processus, indique-t-on au Vatican. «Tous les candidats à la sanctification sont égaux devant Dieu». précise-t-on au Vatican. De leur côté, les Missionnaires de la Charité de Rome s’en tiennent aux normes du Vatican et...