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Actualités - Chronologie

Les trois fronts de la rébellion

Le mouvement de rébellion au président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a lancé ses offensives militaires sur trois fronts: au nord-est, au sud-est et à l’ouest. Ces offensives simultanées ont entraîné la déstabilisation des militaires des Forces armées congolaises (FAC) restés favorables à M. Kabila. Le premier front s’est ouvert, dès le lancement de l’insurrection le 2 août, à partir de Goma et plus largement du Kivu (est de la RDC). La 10e Brigade des FAC, basée à Goma, la plus importante (plus de 16.000 hommes) en terme d’hommes et de moyens logistiques, a été à l’origine de la rébellion. Son chef, le commandant Jean-Pierre Ondekane a conquis en moins de huit jours l’ensemble du Kivu, rencontrant très peu de résistance dans les trois principales villes de la province: Goma, Bukavu et Uvira. A partir de Goma, la rébellion s’est lancée dans la conquête du nord-ouest de la RDC (province orientale, Masisi...). Les troupes favorables à la rébellion, dirigées par le commandant Bob Ngoy, l’adjoint du commandant Ondekane, se rapprochent de la ville clef de Kisangani. Les villes de Béni, Bunia, Tingi-Tingi sont sous le contrôle de la rébellion. La ville de Lubutu, à 240 kilomètres à l’est de Kisangani (nord-est de Kinshasa), est tombée aux mains de la rébellion lundi. Au sud-est, sur le deuxième front, les forces hostiles à Laurent-Désiré Kabila ont conquis l’ensemble du sud-Kivu et avancent maintenant dans la province du Maniema où elles ont pris possession de Fizi. L’objectif est de pénétrer dans la province du Katanga (sud de la RDC), la région natale du président Kabila, et de contrôler Lubumbashi, où les rebelles risquent de rencontrer une résistance des forces loyalistes. Selon le commandant Ondekane, Laurent-Désiré Kabila y a reçu récemment un chargement d’armes, par avion, en provenance du Zimbabwe. Le troisième front se situe de l’autre côté de la RDC, sur la côte ouest. La rébellion a mené le 4 août une «opération suicide» sur Kitona. Réquisitionnant des avions civils basés à Goma, des troupes ont atterri à Kitona et pris le contrôle de l’aéroport. Contrôlant le triangle Kitona-Banana-Moanda, dans le sud-ouest, la rébellion pouvait couper la capitale de tout approvisionnement par le fleuve, principalement en carburant. Ville portuaire, Moanda est située non loin du port de Banana qui donne accès à Boma et à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, frontalière du Congo-Brazzaville et de l’Angola. Partant de la base de Kitona, y envoyant des renforts et des vivres par voie aérienne à raison de trois rotations par jour depuis Goma, la rébellion a pris le contrôle du port de Matadi. (AFP)
Le mouvement de rébellion au président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a lancé ses offensives militaires sur trois fronts: au nord-est, au sud-est et à l’ouest. Ces offensives simultanées ont entraîné la déstabilisation des militaires des Forces armées congolaises (FAC) restés favorables à M. Kabila. Le premier front s’est ouvert, dès le lancement de l’insurrection le 2 août, à partir de Goma et plus largement du Kivu (est de la RDC). La 10e Brigade des FAC, basée à Goma, la plus importante (plus de 16.000 hommes) en terme d’hommes et de moyens logistiques, a été à l’origine de la rébellion. Son chef, le commandant Jean-Pierre Ondekane a conquis en moins de huit jours l’ensemble du Kivu, rencontrant très peu de résistance dans les trois principales villes de la...