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Actualités - Chronologie

Trois groupes dissidents poursuivent la lutte armée

L’attentat d’Omagh, samedi dernier en Ulster qui a fait 26 morts et 220 blessés, met en évidence que trois groupes dissidents de l’Armée républicaine irlandaise continuent à poursuivre en Ulster la lutte armée pour l’unification de l’Irlande, prenant le relais de l’IRA, officiellement en cessez-le-feu depuis le 20 juillet 1997. — La plus récente, la mieux armée selon la police, et la plus active ces derniers mois est l’IRA-véritable. Elle avait fait la démonstration de sa capacité de nuisance en revendiquant un attentat à la voiture piégée à Banbridge (sud-ouest de Belfast) le 1er août dernier. La bombe de quelque 225 kilos avait fait 35 blessés et de gros dégâts. «L’IRA-véritable» s’était manifestée par un attentat pour la première fois le 10 mai en signant une attaque au mortier, se présentant sous le nom de «Oglaigh na hEireann», le nom gaélique de l’Armée républicaine irlandaise. Le groupuscule a dénoncé comme une «trahison totale de la cause de l’autodétermination de l’Irlande» la décision du Sinn Fein de siéger à l’Assemblée autonome d’Irlande du Nord créée par l’accord de paix. Selon des sources policières, le nouveau groupe compterait un peu plus de 50 membres, des déçus du cessez-le-feu de l’IRA. Il aurait reconstitué une hiérarchie militaire et serait dirigé par un ancien artificier de l’IRA ayant fait défection à l’automne dernier. Il posséderait une maîtrise des explosifs les plus sophistiqués et des capacités logistiques inquiétantes à l’extérieur du territoire irlandais. Comme l’avait laissée craindre l’arrestation de quatre personnes soupçonnées de préparer une campagne de grande ampleur à Londres. La police d’Ulster a attribué à l’IRA-véritable plusieurs tentatives d’attentats à la bombe ces derniers mois, notamment un engin explosif de 675 kilos découvert le 22 mars à Dundalk, une petite ville irlandaise proche de la frontière, une autre bombe de 445 kilos prête à l’emploi, interceptée le 2 avril alors qu’elle était en partance pour la Grande-Bretagne, et une bombe de 250 kilos désamorcée le 13 juillet à Newry, à quelques kilomètres au sud de Banbridge. — INLA: l’Armée de libération nationale irlandaise, créée en 1975, est la plus ancienne des trois dissidences de l’IRA officiellement en activité. Elle a revendiqué de nombreuses actions spectaculaires, dont un carnage commis en 1982 à Ballykelly au cours duquel 17 personnes, dont 11 soldats, avaient été tuées. Le 27 décembre dernier, en pleine prison du Maze, le plus grand pénitencier de terroristes d’Europe, elle avait assassiné le leader de la milice protestante loyaliste LVF, déclenchant une vendetta entre les deux communautés qui a fait une vingtaine de morts en deux mois. Depuis sa création, l’INLA, qui compterait une cinquantaine de membres actifs, a toujours été bien armée. Le 21 juillet 1997, au lendemain du cessez-le-feu décrété par l’IRA, l’INLA avait condamné cet abandon de «l’idéal d’une Irlande unie». Mais elle n’a plus revendiqué d’actions depuis plusieurs mois. Elle serait actuellement en négociations avec le gouvernement britannique en vue d’un cessez-le-feu qui ouvrirait la voie à la libération anticipée de ses prisonniers, selon des sources gouvernementales. — Autre groupe dissident de l’IRA, le CIRA (IRA de la continuité) s’est signalé par une douzaine d’attentats ou de tentatives d’attentats, dont l’explosion de deux bombes de forte puissance en septembre dernier contre un commissariat de police à Markethill et en janvier à Enniskillen (ouest) qui avaient fait de gros dégâts. Mais depuis février, le groupe qui compterait quelques dizaines d’activistes, ne s’est plus manifesté. (AFP)
L’attentat d’Omagh, samedi dernier en Ulster qui a fait 26 morts et 220 blessés, met en évidence que trois groupes dissidents de l’Armée républicaine irlandaise continuent à poursuivre en Ulster la lutte armée pour l’unification de l’Irlande, prenant le relais de l’IRA, officiellement en cessez-le-feu depuis le 20 juillet 1997. — La plus récente, la mieux armée selon la police, et la plus active ces derniers mois est l’IRA-véritable. Elle avait fait la démonstration de sa capacité de nuisance en revendiquant un attentat à la voiture piégée à Banbridge (sud-ouest de Belfast) le 1er août dernier. La bombe de quelque 225 kilos avait fait 35 blessés et de gros dégâts. «L’IRA-véritable» s’était manifestée par un attentat pour la première fois le 10 mai en signant une attaque au mortier, se...