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Actualités - Chronologie

La Vierge de Kondeilska de retour, le temps d'une messe

Trois cents Croates se sont risqués en territoire serbe de Bosnie pour ramener, l’espace d’une messe, le portrait de leur Vierge miraculeuse dans les ruines de la basilique de Kondeilska. Un détachement suédois des forces de l’OTAN, des hélicoptères, et une centaine de policiers serbes assuraient la sécurité de la cérémonie, qui s’est déroulée sans incident au-dessus du petit village de Komusina, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Teslic, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine. L’évêque catholique Pero Sudar, qui faisait partie fin avril de la suite du cardinal Vinko Puljic, séquestrée et lapidée lors d’une cérémonie semblable à Derventa, a dit la messe de l’Assomption. Mgr Sudar a officié sur un petit autel improvisé, sur les marches de la basilique presque totalement détruite lorsque les forces serbes bosniaques se sont rendues maîtres de cette région au début de la guerre de Bosnie, en 1992. Kondeilska était le principal centre de pèlerinage de l’Eglise catholique de Bosnie, formée essentiellement de Croates, avant la guerre, et jusqu’à 30.000 fidèles s’y retrouvaient tous les ans le 15 août pour la fête de la Vierge. Avant de fuir il y a six ans, les villageois de Komusina ont décroché du mur de la basilique le grand tableau de la Vierge, qu’ils ont ramené, en tête de la procession qui a serpenté à travers les maisons en ruines, détruites à l’explosif par les Serbes pour dissuader les habitants d’y revenir. Jozo Ponjavic, 38 ans, s’est arrêté un moment devant les restes de sa petite ferme, totalement pillée, portes, fenêtres et tuiles comprises. Il a fait une photo avant de rejoindre la procession. Espère-t-il y revenir un jour, alors que les retours de réfugiés dans des zones où leur communauté est minoritaire sont presqu’au point mort? «Oui, mais pas sous un pouvoir serbe». Le village est situé en Republika sprska (serbe). «Nous étions 7.000 ou 8.000 Croates dans cette région, il n’en reste plus qu’une centaine, dans les villes», explique-t-il. Il se souvient des pèlerinages d’avant-guerre, «où même des Serbes et des musulmans venaient à Kondeilska, parce que tout le monde savait que la Vierge pouvait nous aider à résoudre nos problèmes, ou nous guérir». A la fin de la messe, les femmes ont cueilli des fleurs dans les champs, et les ont déposées au pied du tableau. (AFP)
Trois cents Croates se sont risqués en territoire serbe de Bosnie pour ramener, l’espace d’une messe, le portrait de leur Vierge miraculeuse dans les ruines de la basilique de Kondeilska. Un détachement suédois des forces de l’OTAN, des hélicoptères, et une centaine de policiers serbes assuraient la sécurité de la cérémonie, qui s’est déroulée sans incident au-dessus du petit village de Komusina, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Teslic, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine. L’évêque catholique Pero Sudar, qui faisait partie fin avril de la suite du cardinal Vinko Puljic, séquestrée et lapidée lors d’une cérémonie semblable à Derventa, a dit la messe de l’Assomption. Mgr Sudar a officié sur un petit autel improvisé, sur les marches de la basilique presque totalement détruite lorsque les...