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Actualités - Chronologie

Bagdad campe sur ses positions et en appelle à Annan

L’Irak a fait appel au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour trancher l’actuelle crise sur le désarmement après avoir écarté toute reprise de coopération avec les inspecteurs de l’ONU si ses demandes n’étaient pas satisfaites. «Kofi Annan ne peut-il pas se libérer quelque temps de ses occupations secondaires pour examiner et évaluer objectivement la cause de l’Irak?», s’interroge le quotidien «Babel», dirigé par Oudaï Saddam Hussein, fils aîné du chef de l’Etat. «Babel» appelle M. Annan «à trouver le temps pour vérifier une seule fois les rapports de l’UNSCOM». «Il réalisera alors que le corbeau porte-malheur Richard Butler (le chef de l’UNSCOM) n’est pas à l’abri de soupçons en raison de son comportement grossier et son style fruste qui le discréditent dans sa fonction», conclut le journal. Cet appel intervient alors que le représentant de l’Irak à l’ONU Nizar Hamdoun a écarté toute reprise des activités d’inspection en Irak si l’ONU n’accédait pas aux demandes irakiennes. L’Irak réclame la levée des sanctions qui lui sont imposées depuis son invasion du Koweit en 1990. M. Hamdoun a cependant assuré que l’Irak serait «réceptif» à toute nouvelle idée de M. Annan pour résoudre la crise, et formulé l’espoir que la mission en cours à Bagdad de l’émissaire de l’ONU, M. Prakash Shah, «puisse conduire à une solution». «Ce que l’Irak demande est clair, l’Irak réclame un travail rapide pour lever les sanctions, et à moins d’en être convaincu, je ne vois pas pourquoi l’Irak changerait de position», a-t-il déclaré. M. Hamdoun a estimé que l’article du «Washington Post» faisant état de pressions des Etats-Unis sur l’UNSCOM «semblait authentique», ajoutant que l’influence américaine sur cet organisme «était au cœur de la dispute» avec les experts en désarmement internationaux. «C’est pourquoi l’Irak réclame une modification importante dans la composition et le travail de l’UNSCOM», a-t-il déclaré. Le «Washington Post», citant des sources diplomatiques, a affirmé que les Etats-Unis sont intervenus pendant des mois auprès de l’UNSCOM pour qu’elle ne fasse pas d’inspections surprises qui auraient pu provoquer une nouvelle crise. Ces informations ont été démenties par la Commission spéciale et l’administration américaine. Le Conseil de Sécurité a jugé le 6 août l’attitude de l’Irak «inacceptable» sans toutefois brandir la menace de nouvelles actions pour forcer Bagdad à faire marche arrière. M. Shah, dépêché par M. Annan pour convaincre l’Irak de coopérer à nouveau avec les inspecteurs, a déclaré avoir convenu avec le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz de poursuivre le dialogue pour résoudre la crise. Aucune date n’a été encore fixée pour la prochaine rencontre entre MM. Aziz et Shah qui a prolongé son séjour à Bagdad. Par ailleurs, «Babel» a estimé que les Etats-Unis cherchaient à éviter une confrontation militaire avec l’Irak, contrairement à leur attitude lors des crises précédentes avec Bagdad. «Il est à noter que la façon dont Washington gère la crise actuelle n’est pas empreinte de l’hostilité et de la légèreté qu’on lui connaît», écrit le quotidien «Babel». Selon le journal, l’administration américaine a changé de ton après avoir pris conscience des divisions au sujet de l’Irak au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU et des prises de position arabes et internationales appelant à lever l’embargo imposé à l’Irak depuis huit ans. (AFP)
L’Irak a fait appel au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour trancher l’actuelle crise sur le désarmement après avoir écarté toute reprise de coopération avec les inspecteurs de l’ONU si ses demandes n’étaient pas satisfaites. «Kofi Annan ne peut-il pas se libérer quelque temps de ses occupations secondaires pour examiner et évaluer objectivement la cause de l’Irak?», s’interroge le quotidien «Babel», dirigé par Oudaï Saddam Hussein, fils aîné du chef de l’Etat. «Babel» appelle M. Annan «à trouver le temps pour vérifier une seule fois les rapports de l’UNSCOM». «Il réalisera alors que le corbeau porte-malheur Richard Butler (le chef de l’UNSCOM) n’est pas à l’abri de soupçons en raison de son comportement grossier et son style fruste qui le discréditent dans sa fonction»,...