Le nombre de faillites d’entreprises a augmenté de 28,59% en juillet au Japon par rapport au même mois de 1997, un record de l’après-guerre pour un mois de juillet, a annoncé vendredi le cabinet d’études Tokyo Shoko. Les dettes laissées par ces faillites ont totalisé 887,98 milliards de yens, 21,56% de moins qu’en juillet 1997. Cette baisse s’explique par le fait que deux importantes sociétés de bâtiment avaient mis la clé sous la porte en juillet 1997, laissant un important passif. Les faillites de juillet ont concerné 16.979 personnes. Dans son étude mensuelle, Tokyo Shoko dit s’attendre à ce que le nombre de faillites reste important dans l’archipel en raison du marasme économique et de la baisse de la consommation. La crise économique a été la cause de 1.075 défaillances d’entreprises en juillet, soit 64,2% du total. Au total, 491 sociétés en faillite travaillaient dans le bâtiment, soit 25,8% de l’ensemble. Le secteur du BTP, l’un des plus touchés par la crise, compte 550.000 entreprises au Japon et sa main-d’œuvre représente 10% de la population active japonaise — une proportion bien plus élevée qu’aux Etats-Unis ou en Europe. Selon Tokyo Shoko, le nombre de faillites a augmenté de 68,4% dans le secteur immobilier, de 10,4% dans le commerce de détail et de 45,4% dans le secteur manufacturier, autre signe inquiétant. Par ailleurs, d’après une enquête publiée vendredi par Tokyo Shoko, quelque 70% des entreprises japonaises cotées en Bourse ont réduit leurs effectifs pour faire face à la crise entre septembre 1997 et mars 1998. Les 1.725 firmes sur lesquelles a porté l’enquête ont réduit leurs effectifs de 2,5% en moyenne sur ces six mois, soit 127.676 emplois. «Auparavant les entreprises réorganisaient leurs ressources humaines en transférant leurs employés vers des filiales», précise le cabinet d’études. «Mais en raison de l’aggravation de la récession, des mesures plus radicales seront mises en place, notamment des départs volontaires en pré-retraite». En tête de liste des entreprises qui ont réduit leurs effectifs durant la seconde moitié de l’exercice fiscal précédent, on trouve la compagnie de téléphone NTT, avec 37.109 postes en moins, suivi du constructeur informatique Toshiba (-1/970) et du sidérurgiste Nippon Steel (-1.967). Secteur par secteur, 95,6% des sociétés de Bourse ont réduit leurs effectifs, 94% des banques et 75,5% des entreprises manufacturières. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le nombre de faillites d’entreprises a augmenté de 28,59% en juillet au Japon par rapport au même mois de 1997, un record de l’après-guerre pour un mois de juillet, a annoncé vendredi le cabinet d’études Tokyo Shoko. Les dettes laissées par ces faillites ont totalisé 887,98 milliards de yens, 21,56% de moins qu’en juillet 1997. Cette baisse s’explique par le fait que deux importantes sociétés de bâtiment avaient mis la clé sous la porte en juillet 1997, laissant un important passif. Les faillites de juillet ont concerné 16.979 personnes. Dans son étude mensuelle, Tokyo Shoko dit s’attendre à ce que le nombre de faillites reste important dans l’archipel en raison du marasme économique et de la baisse de la consommation. La crise économique a été la cause de 1.075 défaillances d’entreprises en juillet,...