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Actualités - Chronologie

Projets d'attentats contre le pape : pas de commentaires au Vatican

Le Vatican a opposé un «aucun commentaire» aux déclarations du président américain Bill Clinton imputant des projets d’attentats contre le pape aux réseaux d’Oussama Ben Laden. Dans les couloirs du palais pontifical du Vatican, on exprime une certaine «perplexité». On estime que le président américain, qui n’a pas donné de précision dans son intervention, fait peut-être référence au voyage du pape aux Philipines en janvier 1995. Avant l’arrivée de Jean-Paul II, le 12 janvier 1995, les forces de sécurité philippines avaient été mises en alerte sur le danger potentiel représenté par le groupe de guérilla extrémiste islamiste Abou Sayyaf. Après le départ du pape, le chef de la police philippine, Ricardo Sarmiento, avait accusé Ramzi Ahmed Yousef, arrêté pour son implication dans l’attentat du World Trade Center de New York en 1993, d’avoir préparé un attentat contre le pape lors de sa visite à Manille. Le policier avait affirmé avoir déjoué un projet d’attentat mené par une équipe d’environ 20 extrémistes musulmans dirigée par ce Yousef, alias Abdul Basit Mahmood. Quatre jours avant la visite du pape, une perquisition dans un appartement de Manille avait permis de découvrir une carte portant l’itinéraire du cortège papal, du matériel de fabrication de bombes, des Bibles, des crucifix, des photos du pape et des insignes portant les armoiries du Vatican. Selon les milieux vaticanistes, deux autres alertes concernant le pape sont liées à la mouvance islamiste sans que rien de précis n’ait été prouvé. Lors du voyage du pape à Sarajevo en avril 1997, 23 mines anti-char et d’autres explosifs avaient été découverte quelques heures avant son arrivée, sous un pont situé sur le trajet du cortège pontifical. Les engins étaient reliés à un détonateur et à une radio servant de commande à distance, avait affirmé alors la police des Nations Unies sur place. Concernant l’attentat du 13 mai 1981 au cours duquel le pape avait été blessé par le Turc Ali Agca la piste islamiste a toujours été totalement écartée, soulignent les milieux vaticanistes.
Le Vatican a opposé un «aucun commentaire» aux déclarations du président américain Bill Clinton imputant des projets d’attentats contre le pape aux réseaux d’Oussama Ben Laden. Dans les couloirs du palais pontifical du Vatican, on exprime une certaine «perplexité». On estime que le président américain, qui n’a pas donné de précision dans son intervention, fait peut-être référence au voyage du pape aux Philipines en janvier 1995. Avant l’arrivée de Jean-Paul II, le 12 janvier 1995, les forces de sécurité philippines avaient été mises en alerte sur le danger potentiel représenté par le groupe de guérilla extrémiste islamiste Abou Sayyaf. Après le départ du pape, le chef de la police philippine, Ricardo Sarmiento, avait accusé Ramzi Ahmed Yousef, arrêté pour son implication dans l’attentat du World...