Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vont proposer de suspendre la revue des sanctions contre l’Irak tant que Bagdad ne reprendra pas sa coopération avec les inspecteurs en désarmement, ont indiqué hier des diplomates occidentaux à New York. Le chargé d’affaires américain à l’ONU, Peter Burleigh, a déclaré à la presse que Washington et Londres «suggéraient une suspension de la revue des sanctions aussi longtemps que l’Irak ne reprendrait pas sa coopération avec l’UNSCOM et l’AIFA», les deux organismes chargés de désarmer l’Irak. Les deux délégations vont déposer un projet de résolution dans les prochains jours, a indiqué le représentant britannique adjoint Stephen Gomersall. Ces sanctions, imposées depuis huit ans, sont revues tous les deux mois. Les quinze membres du Conseil ont renouvelé jeudi dernier l’embargo contre l’Irak pour une période de deux mois. Les quinze membres du Conseil ont entendu hier à huis clos l’émissaire du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, après l’échec de sa mission à Bagdad. Le diplomate indien Prakash Shah a déclaré à la presse, après la réunion du Conseil, que le vice-premier ministre Tarek Aziz n’était pas revenu sur la décision irakienne. «Comme je n’avais pas de propositions de négociations, ils n’avaient pas de raison de changer leur décision du 5 août», a-t-il dit. L’Irak a suspendu le 5 août sa coopération avec la Commission spéciale sur le désarmement (UNSCOM) et l’Agence internationale pour l’Energie atomique (AIEA). Impossibilité L’ambassadeur irakien à l’ONU, Nizar Hamdoun, a réitéré que «l’Irak maintient sa décision du 5 août». «Nous attendons de voir si le Conseil répondra aux préoccupations de l’Irak». Bagdad réclame une restructuration de l’UNSCOM qu’il accuse de faire le jeu des Etats-Unis pour maintenir indéfiniment en place les sanctions contre l’Irak. «L’Irak estime pratiquement impossible de reprendre une coopération constructive avec l’UNSCOM tant que cet organisme n’aura pas été restructuré», a ajouté M. Hamdoun. Les sanctions internationales ne pourront être levées que lorsque les inspecteurs en désarmement assureront que l’Irak ne possède plus d’armes de destruction massive. M. Shah a souligné qu’«il appartenait maintenant au Conseil de décider de la manière de procéder». Le président du conseil, l’ambassadeur slovène Danilo Turk, a indiqué que les membres du Conseil avaient eu une «large discussion» qui avait montré la «détermination» du Conseil pour que Bagdad reprenne sa coopération. Selon des diplomates, elle a aussi fait apparaître la division traditionnelle du Conseil entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, partisans d’une ligne ferme, et la Chine, la Russie et la France qui favorisent le dialogue avec Bagdad. La Chine et la France ont ainsi soutenu la proposition de M. Annan d’organiser rapidement un «examen général» de la situation irakienne, selon des diplomates. (AFP, Reuters)
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vont proposer de suspendre la revue des sanctions contre l’Irak tant que Bagdad ne reprendra pas sa coopération avec les inspecteurs en désarmement, ont indiqué hier des diplomates occidentaux à New York. Le chargé d’affaires américain à l’ONU, Peter Burleigh, a déclaré à la presse que Washington et Londres «suggéraient une suspension de la revue des sanctions aussi longtemps que l’Irak ne reprendrait pas sa coopération avec l’UNSCOM et l’AIFA», les deux organismes chargés de désarmer l’Irak. Les deux délégations vont déposer un projet de résolution dans les prochains jours, a indiqué le représentant britannique adjoint Stephen Gomersall. Ces sanctions, imposées depuis huit ans, sont revues tous les deux mois. Les quinze membres du Conseil ont renouvelé jeudi...
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