Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Droit de vote à 18 ans, prévoit le parlement iranien

Un député radical proche du président Mohammad Khatami, Majid Ansari, a qualifié jeudi de «drame politique et national en Iran» l’éventualité, évoquée par la presse, de fixer le droit de vote en Iran à 18 ans, contre 16 actuellement. «J’espère que ce drame politique national ne se produira pas car en tant que député, j’aurais honte», a souligné M. Ansar, chef de la coalition des radicaux-modérés, minoritaire au Parlement, cité jeudi par l’agence officielle IRNA. Selon des informations publiées ces derniers jours par la presse modérée, le Parlement, dominé par les conservateurs, «examine en ce moment un projet de révision de la loi électorale en vue de repousser l’âge du vote à 18 ans». Cette idée rencontre une forte résistance du gouvernement et des milieux modérés iraniens, ont indiqué jeudi des milieux politiques à Téhéran. La constitution de la République islamique fixe la majorité à 16 ans révolus, ce qui avait permis d’attirer un maximum de jeunes aux fronts de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-88) et notamment aux urnes lors des différentes élections en Iran. Cette participation des jeunes a été décisive dans l’élection triomphale du président Khatami, le 23 mai 1997. Pour les conservateurs, les jeunes de 16 ans «n’ont pas assez de culture politique et peuvent être influencés». Cette tentative controversée du Parlement semble s’inscrire dans la perspective des prochaines élections des «conseils islamiques», dont la date n’a pas été fixée, et d’une importante assemblée politico-religieuse du régime, prévue le 23 octobre. Le ministre de l’Intérieur Abdolvahed Moussavi-Lari avait affirmé cette semaine que les élections locales des «conseils islamiques» auraient lieu prochainement et pour la première fois depuis la révolution. Ces élections, comparables à des élections régionales, visent à assurer une meilleure participation de la population au pouvoir et au développement des régions du pays. (AFP)
Un député radical proche du président Mohammad Khatami, Majid Ansari, a qualifié jeudi de «drame politique et national en Iran» l’éventualité, évoquée par la presse, de fixer le droit de vote en Iran à 18 ans, contre 16 actuellement. «J’espère que ce drame politique national ne se produira pas car en tant que député, j’aurais honte», a souligné M. Ansar, chef de la coalition des radicaux-modérés, minoritaire au Parlement, cité jeudi par l’agence officielle IRNA. Selon des informations publiées ces derniers jours par la presse modérée, le Parlement, dominé par les conservateurs, «examine en ce moment un projet de révision de la loi électorale en vue de repousser l’âge du vote à 18 ans». Cette idée rencontre une forte résistance du gouvernement et des milieux modérés iraniens, ont indiqué jeudi...