Lorsque le puissant sénateur Alfonse D’Amato s’est félicité de l’accord intervenu entre les banques suisses et les organisations juives sur les comptes en déshérence, un jeune Suisse se tenait à ses côtés, devenu en quelques années le veilleur de nuit le plus célèbre du monde. Christoph Meili, celui par qui le scandale est arrivé, s’est déclaré fier, à New York, d’avoir participé au processus qui a conduit à une conclusion de plus de trois ans de polémique entre la Suisse, ses banques et essentiellement la communauté juive américaine soutenue par l’administration Clinton. «Celui-ci (Meili) a été un phare d’inspiration sans lequel on ne serait pas arrivé à un accord» financier de 1,25 milliard de dollars, a dit M. D’Amato, président de la commission bancaire du Sénat. Pourtant, l’histoire publique de ce modeste veilleur de nuit dépassé par son destin avait plutôt mal commencé. En janvier 1997, alors que la bataille sur les fonds en déshérence et l’or nazi battait son plein, Meili est licencié par la société de gardiennage qui l’employait. Il est accusé d’avoir violé le secret bancaire en remettant à des organisations juives de Zurich des documents d’archives des années 1930-40 que l’Union de banques suisses (UBS) où il travaillait s’apprêtait à détruire. L’UBS ne porte pas plainte mais la divulgation de documents bancaires entraîne des poursuites automatiques en Suisse. A partir de là, le destin de Meili bascule. Pour de nombreux Suisses, il passe pour un traître à la patrie. On le décrit également comme un exalté animé par des convictions religieuses. Meili dit avoir reçu des menaces contre lui-même et sa famille. En juillet, c’est l’exil aux Etats-Unis où il fait instantanément figure de héros. Il est aidé par les organisations juives, le sénateur D’Amato et obtient un permis de résident permanent grâce à une législation spéciale du Congrès approuvée par le président Bill Clinton. (AFP)
Lorsque le puissant sénateur Alfonse D’Amato s’est félicité de l’accord intervenu entre les banques suisses et les organisations juives sur les comptes en déshérence, un jeune Suisse se tenait à ses côtés, devenu en quelques années le veilleur de nuit le plus célèbre du monde. Christoph Meili, celui par qui le scandale est arrivé, s’est déclaré fier, à New York, d’avoir participé au processus qui a conduit à une conclusion de plus de trois ans de polémique entre la Suisse, ses banques et essentiellement la communauté juive américaine soutenue par l’administration Clinton. «Celui-ci (Meili) a été un phare d’inspiration sans lequel on ne serait pas arrivé à un accord» financier de 1,25 milliard de dollars, a dit M. D’Amato, président de la commission bancaire du Sénat. Pourtant, l’histoire...
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