Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ni cabinet d'union nationale, ni législatives anticipées, assure Netanyahu

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a écarté jusqu’à nouvel ordre l’hypothèse d’un cabinet d’union nationale avec le Parti travailliste de M. Ehud Barak. «Nous avons eu des contacts, et chacun examine diverses possibilités, mais je dispose d’autres options qu’un gouvernement d’union nationale. Cette option n’est pas à l’ordre du jour», a affirmé M. Netanyahu dans une interview à la chaîne publique de la télévision israélienne. Selon les commentateurs israéliens, M. Netanyahu pourrait songer à rallier au gouvernement la formation Guesher (5 élus) de son ex-ministre des Affaires étrangères David Lévy et le parti Moledet (2 élus) d’extrême-droite nationaliste de M. Rehavam Zeevi. Les alliés du centre-droit de M. Netanyahu le pressent de réaliser un retrait militaire en Cisjordanie pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens en panne depuis 17 mois. Ses alliés de l’extrême-droite religieuse et nationaliste menacent au contraire de faire tomber son gouvernement s’il ordonne un tel retrait. La question d’un remaniement du cabinet peut aussi devenir d’actualité à l’occasion du débat au Parlement sur la loi de finances de 1999, plusieurs formations de la coalition gouvernementale ayant rué dans les brancards lors de l’adoption mercredi du cadre budgétaire. Le premier ministre a assuré ne pas envisager d’élections anticipées. «Elles auront lieu à l’échéance prévue», en principe à la fin de la législature en l’an 2000, a-t-il ajouté. La Knesset (Parlement) s’est prononcée en juillet en lecture préliminaire pour son autodissolution et des élections anticipées. Cette décision doit cependant encore être approuvée à la majorité absolue des députés en première, seconde et troisième lecture, après la fin des vacances parlementaires en octobre. Sur un autre plan, le quotidien «Haaretz» croit savoir que le premier ministre a secrètement approuvé une augmentation de 1,35 milliard de dollars des dépenses de défense, étalée sur cinq ans. M. Netanyahu s’était prononcé mardi en réunion de cabinet en faveur d’une augmentation des montants alloués à la Défense dans le budget 1999, à la demande du ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï. Le budget de la Défense n’a pas été augmenté depuis une décennie. Selon le «Haaretz», MM. Netanyahu et Mordehaï se sont mis secrètement d’accord lors de réunions sur le projet de budget pour 1999, pour consacrer sur cinq ans 1,35 milliard de dollars à la Défense. Ce montant sera exclusivement consacré, selon le «Haaretz», à des «programmes stratégiques» consistant à faire face aux menaces que pose pour Israël le développement par l’Iran et d’autres pays arabes comme l’Irak et la Syrie d’armes non conventionnelles. L’accord Netanyahu-Mordehaï va à l’encontre des recommandations du ministre des Finances Yaacov Neeman qui ne souhaitait pas une augmentation des dépenses de Défense dans son projet de budget d’austérité de 58 milliards de dollars. M. Netanyahu avait défendu le principe d’une augmentation du budget de Défense dans une conférence de presse après la réunion du cabinet mardi, ajoutant que son montant exact serait fixé lors de réunions ultérieures du gouvernement. «Aucun gouvernement n’a augmenté le budget de Défense ces dix dernières années, et nous voulons répondre aux nouvelles réalités stratégiques», a-t-il déclaré. Selon la presse israélienne, l’annonce de l’essai d’un missile iranien capable d’atteindre Israël a pesé sur la décision de M. Netanyahu tout comme la détérioration des relations d’Israël avec les pays arabes en raison du blocage du processus de paix. La presse a indiqué que M. Netanyahu avait demandé aux Etats-Unis une aide supplémentaire d’un milliard de dollars pour construire des routes de contournement pour les colons, en cas d’accord sur un retrait en Cisjordanie. L’assistance annuelle américaine à Israël s’élève à 3 milliards de dollars. L’armée israélienne se plaint depuis des années de la stagnation, voire du recul des dépenses de Défense, et le nouveau chef d’état-major, le général Shaul Mofaz, a mis en garde cette semaine contre l’épuisement des stocks de munitions, le vieillissement des équipements militaires et les risques de retard dans les programmes de développement d’armement. (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a écarté jusqu’à nouvel ordre l’hypothèse d’un cabinet d’union nationale avec le Parti travailliste de M. Ehud Barak. «Nous avons eu des contacts, et chacun examine diverses possibilités, mais je dispose d’autres options qu’un gouvernement d’union nationale. Cette option n’est pas à l’ordre du jour», a affirmé M. Netanyahu dans une interview à la chaîne publique de la télévision israélienne. Selon les commentateurs israéliens, M. Netanyahu pourrait songer à rallier au gouvernement la formation Guesher (5 élus) de son ex-ministre des Affaires étrangères David Lévy et le parti Moledet (2 élus) d’extrême-droite nationaliste de M. Rehavam Zeevi. Les alliés du centre-droit de M. Netanyahu le pressent de réaliser un retrait militaire en Cisjordanie...