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Actualités - Chronologie

La plupart des bourses arabes déprimées

Le monopole gazier Gazprom est à nouveau au centre de l’attention des bailleurs de fonds internationaux et des marchés financiers, et va devoir prouver rapidement ses capacités à se restructurer et son intérêt économique. La Banque mondiale a conditionné l’octroi d’un prêt de 1,5 milliard de dollars à la réorganisation de ce géant qui contrôle 94% de la production gazière nationale, fournit 25% du gaz mondial, compte 360.000 employés, 40 sociétés et filiales, 144.000 kilomètres de gazoducs... Il faut parvenir «à une plus grande transparence des activités et du fonctionnement de Gazprom, faciliter l’accès aux gazoducs pour les producteurs de gaz indépendants», souligne la BM qui ne versera son obole dans les caisses vides de l’Etat russe qu’à cette condition. Les sous seront mis à disposition «au fur et à mesure que seront mises en œuvre les réformes», a précisé la BM qui a adopté la politique de la carotte et du bâton pour faire entrer dans le rang une société qualifiée parfois d’«Etat dans l’Etat». Le gouvernement russe, en pleine crise financière, va devoir reprendre son bras de fer avec un monopole qui est aussi le premier pourvoyeur de devises et un pilier social dans de nombreuses régions. Ces prochaines semaines, «Gazprom va rester sous pression», souligne Stephen O’Sullivan, co-chef des études de la société de courtage United Financial Group. Séparation des activités Gazprom est «au centre des réformes structurelles de l’économie. Utiliser l’octroi de prêts pour encourager leur mise en place est une politique parfaitement justifiée», selon lui. La BM et le FMI aimeraient que Gazprom se soumette à la concurrence et «sépare ses zones d’activités, avec une société pour la production de gaz et une autre pour la distribution», relève Peter Westin, économiste au centre russo-européen de politique économique. Jusqu’à présent, la lutte pour réformer les grands monopoles a donné des résultats médiocres. Gazprom, dont à peine 15% des livraisons sont payées en liquide (le reste l’est en troc), rappelle sans cesse à l’Etat ses propres difficultés à payer les factures. L’autre défi pour la société est la cession de 5% du capital que l’Etat a l’intention de vendre dès septembre. Gazprom comme le gouvernement ont un but commun: convaincre de l’intérêt de l’investissement. Vaste programme pour un monstre tentaculaire, sous le contrôle quasi unique de son président Rem Viakhirev, dont les liens avec le pouvoir sont ambigus et qui a développé des investissements dans les activités les plus disparates (fabrication de portes, emballage de viande, vente d’eau minérale...) en acquérant les biens de ses clients débiteurs, et qui détient en outre un portefeuille d’actifs considérable dans la banque (Gazprombank, Imperial, National Reserve Bank, Promstroïbank, Inkombank) et les médias. Le gouvernement aimerait tirer de cette cession plus de 3 milliards de dollars. Le cours actuel des titres sur le marché russe valorise ces 5% à 550 millions de dollars, celui sur le marché étranger à quelque 1,3 milliard. En octobre, le titre était presque trois fois plus élevé. Enjeu énorme L’enjeu est énorme pour l’Etat qui a déjà raté à deux reprises la privatisation du pétrolier Rosneft et devra débourser d’ici la fin de l’année des milliards de dollars pour couvrir ses dettes. La direction de Gazprom joue les bons élèves, ayant aussi besoin de fonds pour assurer des investissements prévus de 20 milliards de dollars d’ici l’an 2000. Rem Viakhirev affirme vouloir recentrer les activités de la compagnie. Il annonçait n’être pas intéressé par le rachat de Rosneft: «Nous sommes en train de faire exactement le contraire en vendant tout ce dont nous n’avons pas besoin», a-t-il dit. Gazprom (dont environ 2% des titres sont placés à l’étranger) compte sur ses partenaires stratégiques. Mais l’anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a annoncé jeudi qu’il ne ferait probablement pas d’offre dans le cadre de l’ouverture du capital de Gazprom. (AFP)
Le monopole gazier Gazprom est à nouveau au centre de l’attention des bailleurs de fonds internationaux et des marchés financiers, et va devoir prouver rapidement ses capacités à se restructurer et son intérêt économique. La Banque mondiale a conditionné l’octroi d’un prêt de 1,5 milliard de dollars à la réorganisation de ce géant qui contrôle 94% de la production gazière nationale, fournit 25% du gaz mondial, compte 360.000 employés, 40 sociétés et filiales, 144.000 kilomètres de gazoducs... Il faut parvenir «à une plus grande transparence des activités et du fonctionnement de Gazprom, faciliter l’accès aux gazoducs pour les producteurs de gaz indépendants», souligne la BM qui ne versera son obole dans les caisses vides de l’Etat russe qu’à cette condition. Les sous seront mis à disposition «au...