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Actualités - Chronologie

L'Américain Steve Fossett entame le tour du monde en ballon

L’aéronaute américain Steve Fossett a repris l’air depuis l’Argentine à bord de son «Solo Spirit» pour sa quatrième tentative en solitaire de tour du monde sans escale en ballon, un exploit considéré comme le dernier grand défi aérien du siècle. Après avoir largué les amarres de son ballon dans le stade de football de Mendoza, au pied de la Cordillière des Andes, l’Américain vole maintenant à près de 8.000 mètres au-dessus de l’Atlantique sud, a indiqué le centre de contrôle du vol, installé à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri). Tous les équipements du ballon fonctionnent correctement, malgré une première nuit de vol plutôt agitée, marquée notamment par un début d’incendie à bord de la nacelle, a-t-on précisé de même source. L’incendie s’est produit lorsque le pilote a tenté de remédier à un problème technique en débranchant l’arrivée de gaz d’un des quatre brûleurs utilisés pour maintenir le ballon en altitude pendant la nuit. Le feu a pris, brûlant légèrement Steve Fossett aux sourcils et au poignet. «Nous procéderons à une nouvelle évaluation de ce problème de brûleur en plein jour», a indiqué le directeur du centre de contrôle, Alan Blount. «Steve pense que le vol peut continuer», a-t-il ajouté. La nouvelle tentative de Steve Fossett, un courtier en bourse multimillionnaire de 54 ans, intervient quelques mois seulement après l’échec de son troisième vol autour du monde, le 5 janvier dernier dans un champ des environs de Krasnoïarsk (Russie). Nouveau scénario Après de longues hésitations, l’Américain a finalement décidé de tenter l’aventure mais selon un scénario totalement différent de ses précédentes tentatives. Plutôt que ceux du «jet- stream» qui soufflent en hiver sur l’hémisphère nord, il a choisi cette fois de chevaucher les vents de l’hémisphère sud. Si son plan de vol est respecté, Steve Fossett compte atteindre d’ici quelques jours l’extrême pointe sud du continent africain, puis survoler l’océan Indien et enfin gagner l’Australie avant d’entamer la dernière ligne droite au-dessus du Pacifique pour retrouver le terre ferme de l’Amérique du Sud, d’ici moins de vingt jours. «Les vents devraient être plus favorables dans l’hémisphère sud», a estimé peu avant le départ son ingénieur de vol, Tim Cole. «Il survolera l’eau pendant 80% de sa route, ce qui lui fournira des vents plus stables (...). Et surtout, il ne survolera que cinq pays, ce qui limitera les problèmes politiques et militaires», a ajouté M. Cole. Lors de ses deux précédents vols, Steve Fossett était parti de Saint-Louis et avait traversé l’Atlantique en un temps record. Mais chaque fois, il a dû modifier sa route pour éviter le survol de la Libye, qui tardait à lui accorder l’autorisation de survoler son territoire. Des hésitations qui lui ont été fatales. Cette route sud tracée essentiellement au-dessus de l’eau s’annonce cependant beaucoup plus périlleuse. Notamment en cas d’amerrissage d’urgence au beau milieu d’un océan. «C’est la chose la plus dangereuse que j’ai faite dans ma vie», a d’ailleurs confié Steve Fossett à la presse avant de prendre l’air. Pour ce vol au long cours, l’Américain a donc «dopé» le ballon qu’il avait utilisé lors de ses vols de 1996, 1997 et du début 1998. L’enveloppe de son ballon est passée de 8.100 à 13.500 mètres cubes pour lui permettre d’emporter deux fois plus de carburant. Steve Fossett est l’un des nombreux aéronautes qui se sont récemment attaqués, jusque-là sans succès, au tour du monde en ballon. l Trahi en 1997 au-dessus de l’Algérie par un problème technique, le milliardaire britannique Richard Branson, PDG de Virgin, a essuyé une nouvelle fortune aérienne en décembre dernier, lorsque son ballon a rompu ses amarres... sans sa nacelle. Branson souhaite retenter l’aventure l’hiver prochain depuis Marrakech (Maroc). l Après un essai initial interrompu en Méditerranée en 1997, l’équipe dirigée par le psychiatre suisse Bertrand Piccard est parvenue en février à relier la Suisse à la Birmanie en un peu plus de neuf jours, battant au passage le record du plus long vol en aéronef. Le «Breitling Orbiter» doit repartir de Château d’Oex (Suisse) à partir du mois de décembre. l Pour leur première tentative, les Américains Dick Rutan et David Melton ont, en janvier dernier, abandonné en vol leur «Global Hilton» quelques heures seulement après leur départ d’Albuquerque (Nouveau-Mexique). Ils souhaitent repartir l’hiver prochain. l L’Américain Kevin Uliassi, un architecte féru de ballon de 34 ans, a lui aussi interrompu sa tentative le 1er janvier 1998 deux heures à peine après s’être envolé de Loves Park (Illinois), près de Chicago. Il a annoncé une nouvelle tentative lors de la prochaine saison. l L’Américain Bob Martin et l’Australien John Wallington devraient eux tenter l’aventure à bord du «Dymocks Flyer», un ballon stratosphérique pouvant atteindre 39.000 mètres d’altitude. Initialement prévu en décembre 1997, leur vol depuis Alice Spring (Australie) a été reporté d’un an pour cause de soucis financiers. (AFP).
L’aéronaute américain Steve Fossett a repris l’air depuis l’Argentine à bord de son «Solo Spirit» pour sa quatrième tentative en solitaire de tour du monde sans escale en ballon, un exploit considéré comme le dernier grand défi aérien du siècle. Après avoir largué les amarres de son ballon dans le stade de football de Mendoza, au pied de la Cordillière des Andes, l’Américain vole maintenant à près de 8.000 mètres au-dessus de l’Atlantique sud, a indiqué le centre de contrôle du vol, installé à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri). Tous les équipements du ballon fonctionnent correctement, malgré une première nuit de vol plutôt agitée, marquée notamment par un début d’incendie à bord de la nacelle, a-t-on précisé de même source. L’incendie s’est produit lorsque le pilote a...