Ecarté des instances dirigeantes, le frère du sultan de Brunei a affirmé dimanche que des conservateurs musulmans appuyés par des conseillers étrangers renforçaient leur emprise sur le sultanat. Accusé d’avoir gaspillé des milliards de dollars et d’avoir acculé la plus importante firme de Brunei, Amedeo, à la faillite, le prince Jefri Bolkiah a riposté par le truchement d’un porte-parole. Le sultan Hassanal Bolkiah, un des hommes les plus riches du monde, a écarté cette semaine le prince Jefri de la tête de l’Agence d’investissement de Brunei (BIA), qui contrôle les avoirs du sultanat à l’étranger. Cette initiative a été accueillie par les hommes politiques et les diplomates comme une remise en ordre attendue depuis longtemps. «Les changements à la tête de la BIA devraient grandement préoccuper ceux qui se soucient des intérêts de Brunei», a dit le porte-parole du prince. «Ces changements traduisent le renforcement de l’emprise d’un groupe de musulmans conservateurs, appuyé par des conseillers étrangers aux mobiles douteux, qui ont gagné une influence malsaine sur le sultan», a dit le porte-parole. Le prince Jefri n’éprouve aucun ressentiment envers son frère aîné, mais il s’inquiète de l’influence que des conseillers iraniens et libyens exercent sur le sultan, a expliqué un proche du prince, qui a requis l’anonymat. Selon le porte-parole, «le prince Jefri, sa famille et leurs entreprises sont sanctionnés parce qu’ils représentent la face libérale, moderne et ouverte de Brunei que les conservateurs religieux et leurs conseillers étrangers sont déterminés à écraser». Le mois dernier, Amedeo, une grande entreprise propriétaire — notamment — du Palace Hotel de New York, de l’hôtel Dorchester de Londres, et d’Asprey PLC, joaillier de la famille royale britannique, a été mise en faillite. Le bruit courait qu’Amedeo, dirigée par le prince Jefri, avait jusqu’à 16 milliards de dollars de dettes. Le porte-parole du prince s’est inscrit en faux contre ces allégations, affirmant que l’entreprise n’avait guère de dettes en dehors de ce qui est normal pour une affaire de cette taille. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ecarté des instances dirigeantes, le frère du sultan de Brunei a affirmé dimanche que des conservateurs musulmans appuyés par des conseillers étrangers renforçaient leur emprise sur le sultanat. Accusé d’avoir gaspillé des milliards de dollars et d’avoir acculé la plus importante firme de Brunei, Amedeo, à la faillite, le prince Jefri Bolkiah a riposté par le truchement d’un porte-parole. Le sultan Hassanal Bolkiah, un des hommes les plus riches du monde, a écarté cette semaine le prince Jefri de la tête de l’Agence d’investissement de Brunei (BIA), qui contrôle les avoirs du sultanat à l’étranger. Cette initiative a été accueillie par les hommes politiques et les diplomates comme une remise en ordre attendue depuis longtemps. «Les changements à la tête de la BIA devraient grandement préoccuper ceux qui...