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Actualités - Chronologie

Assassinat de Raafat Sleiman : cinq accusés présumés libérés sous caution

Les Assises du Mont-Liban ont poursuivi hier l’interrogatoire d’Antoine Tayyar, dans le cadre du procès de l’affaire de l’assassinat de Raafat Sleiman, en octobre 1996. Au terme d’une audience de cinq heures, le tribunal a accepté de libérer sous caution cinq accusés présumés dans cette affaire, Roger Georges Daniel, Robert Nazih Rahmé, Mario Merched Khoury, Nabil Gerji Radi et Antoine Youssef Boulos, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour d’autres raisons. Le tribunal, présidée par le juge Hatem Madi, a interrogé hier, en présence du procureur général Elias Eid, Antoine Tayyar, ainsi que Fouad Farid Moussalli et Mario Khoury. Tayyar, également poursuivi dans l’affaire du détournement de fonds aux Finances, a indiqué que le service d’inspection du ministère avait découvert dans le bureau de Raafat Sleiman, après son assassinat, des chèques d’une valeur de 634 millions émis à l’ordre d’un personnage fictif, Georges Abou Mrad et qu’il avait par la suite subtilisé l’équivalent de ce montant des caisses dont il était en charge au ministère. Tayyar a aussi avoué avoir ouvert au nom d’un autre personnage fictif, Georges Nohra, un compte à la Banque du Liban et d’outre-mer, où il avait déposé les millions de livres qu’il avait dérobés du ministère. Il a nié avoir rencontré Raafat Sleiman le jour de son assassinat, ajoutant que Farid Moussalli l’avait appelé ce jour-là pour lui demander si ce dernier se trouvait à son bureau. Tayyar a aussi nié avoir aidé Farid Moussalli à trouver l’endroit où Sleiman gardait les clés de son bureau et du coffre-fort dont Moussalli s’était emparé après avoir tué Sleiman dans son bureau à Sarba. Il s’est toutefois repris en indiquant que Moussalli lui avait montré un trousseau de clés et lui avait demandé si la clé du bureau de Sleiman se trouvait dans la série, ce à quoi il avait répondu par l’affirmative. Tayyar a aussi nié toute implication dans l’achat du matériel qui a servi à l’impression de faux timbres fiscaux. Le tribunal a ensuite interrogé Fouad Moussalli, le fils de Farid qui l’avait chargé de nettoyer son bureau après l’assassinat de Raafat Sleiman. L’accusé a indiqué que ce dernier ne les visitait pas et n’appelait pas son père au téléphone. Il a raconté qu’après avoir fait disparaître, à la demande de son père, toute trace de sang du bureau de Sarba, il avait fait sortir les barils d’acide où le corps de Raafat avait été jeté, et les avait brûlés. Fouad a dit que son père l’avait rabroué lorsqu’il l’avait interrogé sur l’origine du sang au bureau, ajoutant qu’il savait qu’il était poursuivi pour émission de chèques falsifiés mais qu’il ignorait qu’il avait commis un meurtre jusqu’au moment où les médias avaient commencé à en parler. Le jour de l’assassinat, il se trouvait à l’école où il présentait des examens, a-t-il déclaré. L’accusé a en outre précisé qu’un des employés de son père, Hicham Allouche, l’avait aidé à nettoyer le bureau, mais qu’il avait depuis disparu et qu’il ignorait s’il était mort ou vivant. Roger Daniel, un accusé présumé, a pour sa part raconté qu’après avoir dénoncé Moussalli, il avait accompagné une unité du service de sécurité de l’Etat à l’hôtel Massaad de Achkout où se cachait Moussalli qui a été tué dans un échange de tirs avec les forces de l’ordre. Daniel a affirmé avoir entendu le commandant de l’unité, le colonel Jean Akl, insulter l’agent qui avait tué Moussalli. Il a reconnu avoir accueilli ce dernier chez lui, précisant qu’il savait qu’il était poursuivi pour émission de faux chèques, mais qu’il ignorait tout de son implication dans l’assassinat de Sleiman. Daniel a dit que lorsqu’il avait interrogé Moussalli sur son rôle dans le détournement de fonds aux Finances, ce dernier avait nié toute implication, mais a reconnu être mêlé à l’affaire des faux timbres fiscaux. Il a aussi dit avoir été battu et torturé par un service de sécurité, lequel, a-t-il ajouté, lui avait demandé de raconter que Raafat Sleiman finançait la campagne électorale du ministre Mohsen Dalloul grâce aux fonds qu’il subtilisait des Finances et aux recettes de vente des faux timbres fiscaux. Quant à Mario Khoury, le beau-frère de Farid Moussalli, il a nié avoir accompagné ce dernier au ministère des Finances, le jour de l’assassinat de Raafat Sleiman. L’accusé, également poursuivi pour son implication dans l’affaire des faux timbres fiscaux, a toutefois reconnu avoir caché une mallette que Moussalli lui avait confiée dans une voiture abandonnée près du lieu où il réside, sans vérifier le contenu de la valise. Moussalli s’était emparé de l’attaché-case de Raafat Sleiman après l’avoir tué. Il a raconté qu’il avait prêté sa voiture, une Mercedes, à son beau-frère qui la lui avait demandé le jour de l’assassinat de Sleiman. L’accusé présumé Nabil Radi a reconnu pour sa part avoir rencontré à Achkout, Fouad Moussali, qui lui avait remis un ordinateur qu’il avait pris du bureau de son père. Fouad a confirmé ces propos, soulignant que c’est son père qui lui avait demandé de remettre l’ordinateur à Nabil. De son côté, Antoine Boulos, également accusé présumé, a indiqué qu’il s’était rendu à Chypre et en Grèce après la mort de Sleiman et à la demande de Farid Moussalli pour aider ce dernier à s’enfuir du Liban. Il a reconnu avoir rencontré à Chypre un officier israélien prénommé Joseph à qui il avait demandé de faciliter la fuite de Moussalli, ajoutant que ce dernier avait refusé. Il a nié avoir remis à ce dernier le revolver dont il s’était servi pour abattre Moussalli, indiquant qu’il avait dit le contraire sous la torture. Au terme de l’audience, le juge Hatem Hadi, a annoncé en dépit de l’opposition des avocats de la partie civile, la libération sous caution de Robert Rahmé, Roger Daniel, Antoine Boulos, Nabil Radi et Mario Khoury, en contrepartie d’une caution de 200 000 livres pour chacun. La prochaine audience a été fixée au vendredi 3 avril.
Les Assises du Mont-Liban ont poursuivi hier l’interrogatoire d’Antoine Tayyar, dans le cadre du procès de l’affaire de l’assassinat de Raafat Sleiman, en octobre 1996. Au terme d’une audience de cinq heures, le tribunal a accepté de libérer sous caution cinq accusés présumés dans cette affaire, Roger Georges Daniel, Robert Nazih Rahmé, Mario Merched Khoury, Nabil Gerji Radi et Antoine Youssef Boulos, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour d’autres raisons. Le tribunal, présidée par le juge Hatem Madi, a interrogé hier, en présence du procureur général Elias Eid, Antoine Tayyar, ainsi que Fouad Farid Moussalli et Mario Khoury. Tayyar, également poursuivi dans l’affaire du détournement de fonds aux Finances, a indiqué que le service d’inspection du ministère avait découvert dans le bureau de Raafat...