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Actualités - Chronologie

Le plus dur reste à faire pour Monaco

Monaco s’est placé dans une situation délicate, mercredi, en concédant un match nul (0-0) face à Manchester United dans un quart de finale aller de la Ligue des champions particulièrement insipide. Les champions de France, volontaires mais trop souvent brouillons, devront aller chercher leur qualification dans le temple d’Old Trafford dans deux semaines. Les Anglais, qui ont livré un match rigoureux, sans fioritures comme il se doit à l’extérieur en Coupe d’Europe, font un peu plus figure de favoris pour rallier le dernier carré qu’ils avaient déjà atteint l’an passé. Leader de sa poule et vainqueur de la Juventus, Manchester a confirmé son statut retrouvé de grand d’Europe, prouvant que, 30 ans après son unique titre, la Ligue des champions était désormais à sa mesure. Demi-finalistes en 1994, les Monégasques ont, eux, péché par inexpérience autant que par manque d’imagination dans une compétition devenue sans doute trop grande pour eux. Ainsi, malgré l’enjeu et le besoin pressant d’assurer un résultat, Monaco restait fidèle à son habitude: le club de la principauté n’a jamais affectionné les premières mi-temps et, logiquement, il manquait celle sans saveur que lui proposaient les champions d’Angleterre, venus chercher un match nul. Vouloir et pouvoir Si les hommes de Jean Tigana faisaient mieux que jeu égal avec ceux d’Alex Ferguson dans la bataille au milieu du terrain, ils se montraient maladroits et hésitants à l’approche des buts de Peter Schmeichel. Conséquence, les Monégasques ne pouvaient plus compter que sur des exploits personnels pour assurer leur salut, face à une défense mancunienne pourtant souvent prise de vitesse. Un tir cadré du défenseur Philippe Leonard (26e), une percée de l’Ecossais John Collins (32e) et une tête mal ajustée de Sylvain Legwinski (38e) démontraient, sans la traduire au score, la supériorité technique des champions de France. La seule véritable opportunité était à mettre au crédit de Thierry Henry, jusqu’alors décevant dans ses tentatives, et qui obligeait Schmeichel à un sauvetage désespéré deux minutes avant la pause sur un mauvais renvoi de Ronny Johnsen. Mais le portier danois, sans doute le meilleur joueur de MU, démontrait qu’un résultat dépend parfois plus de l’expérience que de la volonté affichée. La seconde période était à l’image de la première: Monaco ne pouvait pas et Manchester ne voulait pas vraiment gagner. Seuls une tête de Nicky Butt (64e), une frappe lointaine de Martin Djétou (70e) et un coup-franc indirect à 12 mètres des buts anglais (80e) arrachaient quelques applaudissements aux gradins du stade Louis-II, où les 2.000 spectateurs anglais faisaient plus de bruit que 10.000 Monégasques. Finissant par acquérir la conviction qu’un match nul certain vaut mieux qu’une victoire impossible, Tigana faisait sortir ses pièces maîtresses: Ikpeba, touché, Bernabia et Henry. Le match se transformait alors en une monotone partie de ballon. Dans deux semaines, les Monégasques devront jouer pour gagner. Le plus dur reste à faire. Cela reste du 50-50 pour Tigana Malgré la décevante prestation de ses troupes, Jean Tigana estimait que cela restait du 50-50 entre Monaco et Manchester United lors du quart de finale retour de la Ligue des champions prévu à Old Trafford dans deux semaines. «Ce match nul (0-0) n’est pas un mauvais résultat», a déclaré l’entraîneur monégasque. «Je pensais que nous allions pouvoir nous créer plus d’occasions et je suis un peu déçu à ce niveau-là». «Mais je suis certain que nous aurons plus d’occasions au match retour, car Manchester sera obligé de se découvrir et nous sommes toujours meilleurs à l’extérieur», a-t-il poursuivi. «Désormais, c’est du 50-50. Nous n’avons pas pris de buts et c’est nous qui en marquerons là-bas», a-t-il encore dit. Le coach de la principauté s’est également montré satisfait par la prestation de son équipe en défense et en milieu de terrain, soulignant que MU avait offert un visage d’équipe sérieuse et très regroupée. «Nous n’avons pas été mauvais, a plaidé Tigana, mais nous avons manqué de présence offensive. Et surtout de précision dans la dernière passe. Tout cela a abouti à ce que nous nous créions peu d’occasions». Satisfait, Alex Ferguson l’était du résultat de son équipe mais non de l’état du terrain, responsable selon lui de douleurs dont souffrent huit de ses joueurs. «Je suis content de ce qu’ont fait les joueurs dans le secteur défensif. Nous avons fait un travail sérieux et je m’attendais à ce que le match tourne de cette façon», a dit le coach de MU. «Dans le passé, nous avons parfois été un peu naïfs en voulant absolument rechercher une victoire à l’extérieur», a-t-il expliqué. «Ce soir, nous avons évité de commettre cette erreur». «Bien sûr, le spectacle a été décevant, mais à Manchester ce sera le visage d’une autre équipe que nous allons montrer», a-t-il promis. (Reuters)
Monaco s’est placé dans une situation délicate, mercredi, en concédant un match nul (0-0) face à Manchester United dans un quart de finale aller de la Ligue des champions particulièrement insipide. Les champions de France, volontaires mais trop souvent brouillons, devront aller chercher leur qualification dans le temple d’Old Trafford dans deux semaines. Les Anglais, qui ont livré un match rigoureux, sans fioritures comme il se doit à l’extérieur en Coupe d’Europe, font un peu plus figure de favoris pour rallier le dernier carré qu’ils avaient déjà atteint l’an passé. Leader de sa poule et vainqueur de la Juventus, Manchester a confirmé son statut retrouvé de grand d’Europe, prouvant que, 30 ans après son unique titre, la Ligue des champions était désormais à sa mesure. Demi-finalistes en 1994, les...