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Actualités - Chronologie

Zhu Rongji, le Tsar de l'économie chinoise

Zhu Rongji, surnommé le tsar de l’économie chinoise, devrait prendre la succession du premier ministre Li Peng à la fin de la session plénière de l’Assemblée nationale populaire. Onze ministères ou commissions gouvernementales devraient disparaître dans la nouvelle configuration. «Zhu Rongji veut mettre en place des outils sur lesquels il pourra compter pour faire appliquer sa politique», a commenté un diplomate occidental, soulignant toutefois que la priorité numéro un sera pour lui de choisir les bonnes orientations économiques et non pas de simplement procéder à un remaniement ministériel. Parmi les tâches urgentes auxquelles sera confronté le futur gouvernement figurent la réforme d’un secteur d’Etat déficitaire et improductif, aux effectifs pléthoriques, et la modernisation du système bancaire — deux défis aggravés par la crise financière en Asie. Le dégraissage des entreprises d’Etat, léguées par 30 années de collectivisme, est une opération à haut risque, car le licenciement de dizaines de millions d’employés pourrait déboucher sur une explosion sociale. Mais les analystes pensent que le pragmatisme, l’intransigeance et les compétences économiques de Zhu en font le seul homme capable de résoudre des problèmes aussi sensibles. «Parmi les dirigeants passés ou actuels, Zhu Rongji est celui qui comprend le mieux l’économie», a déclaré le sinologue américain de l’Université du Michigan, Kenneth Lieberthal. «C’est quelqu’un qui s’attaque aux grands problèmes et ne les esquive pas», a-t-il dit, décrivant le vice-premier ministre comme «un homme de décision (..) davantage un directeur exécutif», qui se fait des ennemis en raison de ses méthodes directes. La carrière de Zhu Rongji s’est construite sur sa capacité à «sortir un lapin de son chapeau» à chaque fois que ses opposants politiques espéraient le faire tomber, a commenté Lieberthal, qui a été conseiller du gouvernement américain pour les affaires chinoises. «Si vous escomptez un changement réel, vous avez besoin d’un homme déterminé, pas de quelqu’un qui va immédiatement accepter des compromis», a estimé le diplomate. La plupart des analystes s’attendent toutefois à une période difficile, pendant laquelle Zhu devra démontrer d’autres qualités que ses capacités en économie. «Zhu va devoir devenir plus politique», a souligné le diplomate, ajoutant que ses positions sur la dissidence, la corruption et les autres questions-clés pour le régime seront bientôt connues. «Je pense que nous allons probablement traverser deux années très incertaines en Chine», a estimé Lieberthal. Il est difficile, selon lui, de prédire quel paysage politique sortira des décombres. Le gouvernement va probablement continuer à accorder davantage de tolérance pour le débat interne, mais va tout faire pour empêcher l’émergence de syndicats libres, a pronostiqué le sinologue. Selon des copies du rapport de travail du gouvernement que doit prononcer jeudi le premier ministre Li Peng, le nombre de ministères et commissions du gouvernement va passer de 40 à 29, a rapporté la presse de Hong Kong. Wang Dongjin, directeur-adjoint de la Commission de restructuration économique, a déclaré la semaine dernière dans la presse officielle que la moitié des 8 millions de postes de cadres au sein du Parti communiste et du gouvernement aura disparu d’ici l’an 2000. Les réductions de postes débuteront par le gouvernement, a-t-il dit. (AFP)
Zhu Rongji, surnommé le tsar de l’économie chinoise, devrait prendre la succession du premier ministre Li Peng à la fin de la session plénière de l’Assemblée nationale populaire. Onze ministères ou commissions gouvernementales devraient disparaître dans la nouvelle configuration. «Zhu Rongji veut mettre en place des outils sur lesquels il pourra compter pour faire appliquer sa politique», a commenté un diplomate occidental, soulignant toutefois que la priorité numéro un sera pour lui de choisir les bonnes orientations économiques et non pas de simplement procéder à un remaniement ministériel. Parmi les tâches urgentes auxquelles sera confronté le futur gouvernement figurent la réforme d’un secteur d’Etat déficitaire et improductif, aux effectifs pléthoriques, et la modernisation du système bancaire — deux...