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Actualités - Chronologie

Li Peng allège le gouvernement et promet une croissance stable

Le premier ministre chinois Li Peng a officiellement lancé jeudi une réforme radicale de l’appareil gouvernemental et promis le maintien d’une croissance ferme, malgré la crise financière dans le reste de l’Asie. Dans son dernier rapport de travail lu à l’ouverture de la neuvième législature de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Li Peng a annoncé la fermeture imminente de 11 ministères et commissions d’Etat, qui ramènera à 29 le nombre de portefeuilles gouvernementaux. L’opération «donnera lieu aux mutations structurelles et aux mouvements de personnel les plus importants» depuis le lancement des réformes économiques de Deng Xiaoping en 1978, a-t-il averti devant les quelque 3.000 députés réunis dans l’immense salle du Palais du Peuple. Ces dégraissages massifs, qui visent à resserrer la future équipe gouvernementale et à rendre l’administration plus efficace, ont été largement inspirés par le «tsar de l’économie chinoise» Zhu Rongji, appelé logiquement à succéder à M. Li le 17 mars. (Lire par ailleurs) La réforme «consistera essentiellement à restructurer ou supprimer des départements gouvernementaux qui s’occupent directement de la gestion économique», a expliqué Li Peng dans un discours de près de deux heures. Devraient donc disparaître les ministères sectoriels tels que ceux de l’industrie électronique, chimique ou métallurgique. Ces entités pourraient être transformées en sociétés d’Etat ou fusionnées avec des entreprises existantes. En revanche, les ministères chargés de la politique économique, de la supervision ou de l’exécution de la loi seront renforcés, a poursuivi Li Peng, avant de se lancer dans une dénonciation sans complaisance de l’actuel appareil d’Etat. Economie socialiste... de marché «L’incapacité de cet appareil à répondre aux exigences du développement d’une économie socialiste de marché est devenue chaque jour plus flagrante», a-t-il déploré. Selon lui, les pouvoirs publics doivent exercer leurs attributions «sans intervenir dans les activités économiques des entreprises». Le premier ministre a enjoint son successeur probable, Zhu Rongji, de conduire la réforme gouvernementale «avec autant de fermeté que de prudence». Le régime de Pékin s’est déjà lancé lors du XVe congrès du Parti communiste chinois (PCC) en septembre dans une douloureuse accélération de la réforme des entreprises d’Etat non rentables, dont les pertes ont atteint 74,4 milliards de yuans (8,96 mds USD) en 1997. Cette politique, qui s’est traduite par 12 millions de licenciements au cours des dernières années, créerait 11 millions de chômeurs supplémentaires en 1998, selon l’Académie chinoise des sciences sociales. Afin d’absorber le choc, Pékin compte sur le maintien d’une croissance forte. Li Peng a confirmé l’objectif de hausse de 8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, en dépit de la crise financière asiatique qui rogne les exportations chinoises. Grâce à la croissance, «il sera parfaitement possible de multiplier les programmes de création d’emplois», a assuré Li Peng. La hausse prévue du PIB s’inscrit toutefois en baisse par rapport au score de 1997 (+8,8%), déjà le plus faible depuis 1991. Mais l’inflation devrait rester maîtrisée à moins de 3%. Li Peng a laissé à son successeur une liste de 7 grands problèmes, en tête de laquelle figure la restructuration du secteur public, devant les inégalités entre régions, secteurs économiques et revenus. Il a reconnu que «les citoyens sont mécontents de l’état actuel des mœurs sociales» et fait le procès de certains fonctionnaires «qui se conduisent en bureaucrates et se laissent aller à leur fantaisie sans tenir compte de la réalité». «La corruption, la prodigalité et le gaspillage continuent à sévir», a-t-il ajouté. (AFP)
Le premier ministre chinois Li Peng a officiellement lancé jeudi une réforme radicale de l’appareil gouvernemental et promis le maintien d’une croissance ferme, malgré la crise financière dans le reste de l’Asie. Dans son dernier rapport de travail lu à l’ouverture de la neuvième législature de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Li Peng a annoncé la fermeture imminente de 11 ministères et commissions d’Etat, qui ramènera à 29 le nombre de portefeuilles gouvernementaux. L’opération «donnera lieu aux mutations structurelles et aux mouvements de personnel les plus importants» depuis le lancement des réformes économiques de Deng Xiaoping en 1978, a-t-il averti devant les quelque 3.000 députés réunis dans l’immense salle du Palais du Peuple. Ces dégraissages massifs, qui visent à resserrer la future...