Douze députés d’un petit parti régional semblaient jeudi en mesure de décider qui gouvernerait l’Inde, plus grande démocratie du monde avec 970 millions d’habitants. Depuis mercredi, les grandes formations politiques, qui tentent de mettre sur pied une coalition gouvernementale majoritaire, étaient à l’affût du moindre signal émanant de Chandrababu Naidu, chef du Parti Telugu Desam (TDP) au pouvoir en Andhra Pradesh (sud). M. Naidu, 47 ans, conscient de sa force nouvelle, les faisait patienter, ainsi que le reste du pays. On l’attendait à New Delhi jeudi, mais il est resté chez lui à Hyderabad. Les «signaux» officieux semblaient indiquer une préférence pour les nationalistes hindous. Le BJP (Parti du peuple indien, droite nationaliste) a remporté les législatives, obtenant avec ses alliés 249 sièges, mais n’a pas atteint la majorité absolue. Il tente de négocier d’autres soutiens pour passer la barre des 273 sièges à la Chambre qui en compte 545. Ses rivaux, le Congrès de la «dynastie» Nehru-Gandhi (166 sièges) et le Front uni, coalition sortante (93), essayent de s’allier pour empêcher le BJP, qu’ils accusent de sectarisme, d’arriver au pouvoir. Dans cette course aux «nouveaux amis», tout le monde courtise les partis non affiliés (22 sièges). Mais comme cela ne suffira encore pas, le BJP tente de faire éclater le Front uni, alliance hétéroclite allant du centre aux communistes. Le TDP en fait justement partie. S’il abandonnait le Front uni, la question serait réglée pour le Congrès, qui ne pourrait plus prétendre gouverner. M. Naidu, un «fou» d’informatique, qui se sépare rarement de son ordinateur portable et veut faire de l’Andhra Pradesh l’Etat indien le plus moderne, a subtilement commencé à évoluer, indiquant vouloir rester «à équidistance» entre les deux blocs ennemis, «pour l’instant». Il a parlé à un émissaire du BJP, parti dont il se méfie pourtant. Les nationalistes hindous soutiennent une revendication en vue de la formation d’un Etat séparé en Andhra Pradesh. «Il n’y a pas d’amis ou d’ennemis pour toujours en politique», a fait remarquer un responsable du TDP, Vidyasagar Rao. «Personne ne peut plus considérer (le soutien) des partis régionaux comme argent comptant», a renchéri Renuka Choudhury, porte-parole du parti et ministre sortant de la Santé.(AFP)
Douze députés d’un petit parti régional semblaient jeudi en mesure de décider qui gouvernerait l’Inde, plus grande démocratie du monde avec 970 millions d’habitants. Depuis mercredi, les grandes formations politiques, qui tentent de mettre sur pied une coalition gouvernementale majoritaire, étaient à l’affût du moindre signal émanant de Chandrababu Naidu, chef du Parti Telugu Desam (TDP) au pouvoir en Andhra Pradesh (sud). M. Naidu, 47 ans, conscient de sa force nouvelle, les faisait patienter, ainsi que le reste du pays. On l’attendait à New Delhi jeudi, mais il est resté chez lui à Hyderabad. Les «signaux» officieux semblaient indiquer une préférence pour les nationalistes hindous. Le BJP (Parti du peuple indien, droite nationaliste) a remporté les législatives, obtenant avec ses alliés 249 sièges, mais...
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