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Actualités - Chronologie

Le miracle Sonia Gandhi n'a pas eu lieu

Elle fut la star incontestée de la campagne pour les législatives indiennes. Mais pour le parti du Congrès, le miracle Sonia Gandhi n’a pas eu lieu. L’histoire d’amour des électeurs indiens avec la «dynastie» Nehru-Gandhi ne connaîtra pas un nouveau chapitre, du moins pour l’instant. Le Congrès, qui fut pendant plus de 40 ans au pouvoir après l’indépendance de l’Inde en 1947, avait tout misé pour stopper un déclin historique et revenir aux affaires sur Mme Gandhi, 51 ans, veuve d’origine italienne de l’ex-premier ministre Rajiv Gandhi, assassiné en 1991. Sortie de l’ombre de sa vie privée, elle a attiré des dizaines de millions de personnes lors de près de 141 réunions électorales en 46 jours, mais à l’évidence moins de voix. Le parti de Jawaharlal Nehru, d’Indira Gandhi et de son fils Rajiv, ayant retrouvé un Gandhi, avait fait campagne exclusivement sur son glorieux passé. Ce ne fut pas suffisant pour assurer l’avenir. Mme Gandhi n’avait pourtant pas ménagé ses efforts, participant à près de 140 réunions électorales en 46 jours d’un bout à l’autre d’un pays-continent, accompagnée de sa fille Priyanka et de son fils Rahul. «L’étrangère» Elle était apparue sur chaque affiche électorale du Congrès, éclipsant le président du parti, Sitaram Kesri, 82 ans. Sans expérience politique, et après un départ timide, elle avait tenu ses audiences en haleine, abandonnant l’anglais, langue des élites, pour l’hindi, alors que ses adversaires la traitait d’«étrangère» (elle est d’origine italienne). Sa contribution exacte à la performance du Congrès reste à analyser. Selon un sondage de sortie des urnes, elle a permis un gain de 25 sièges, selon un autre, elle n’a fait que stopper la chute. Le Congrès, quoi qu’il en soit, lui a exprimé mardi sa gratitude. Tout en admettant que le parti devrait faire une intense «introspection» pour expliquer sa performance, son porte-parole, Vithal Gadgil, affirmait: «Quoique nous ayons maintenant, nous le lui devons». «Si elle n’avait pas fait campagne, a-t-il ajouté, nous aurions eu moins de 100 sièges». Avant le scrutin, des analystes avaient estimé que loin d’aider le Congrès, le «culte de la personnalité» de l’héritière de la «dynastie» pouvait être un inconvénient. Sonia Gandhi a-t-elle un avenir en politique? Le veut-elle vraiment. Autant de questions auxquelles il est impossible de répondre. Elle n’a jamais expliqué quelles étaient ses ambitions personnelles, se contentant d’indiquer qu’elle n’avait pas été candidate aux législatives et la présidence du Congrès «pour l’instant». Il est cependant probable qu’elle gardera une influence importante dans les coulisses. Plus probablement, c’est vers sa fille Priyanka, 26 ans, que tentera de se tourner le Congrès. Elle rappelle immanquablement sa grand-mère, Indira Gandhi, la «dame de fer» qui gouverna l’Inde pendant plus de 16 ans. (AFP)
Elle fut la star incontestée de la campagne pour les législatives indiennes. Mais pour le parti du Congrès, le miracle Sonia Gandhi n’a pas eu lieu. L’histoire d’amour des électeurs indiens avec la «dynastie» Nehru-Gandhi ne connaîtra pas un nouveau chapitre, du moins pour l’instant. Le Congrès, qui fut pendant plus de 40 ans au pouvoir après l’indépendance de l’Inde en 1947, avait tout misé pour stopper un déclin historique et revenir aux affaires sur Mme Gandhi, 51 ans, veuve d’origine italienne de l’ex-premier ministre Rajiv Gandhi, assassiné en 1991. Sortie de l’ombre de sa vie privée, elle a attiré des dizaines de millions de personnes lors de près de 141 réunions électorales en 46 jours, mais à l’évidence moins de voix. Le parti de Jawaharlal Nehru, d’Indira Gandhi et de son fils Rajiv,...