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Actualités - Chronologie

Berzine au bout de sa nuit

Les espoirs qu’Evgueni Berzine fit naître après sa victoire dans le Giro 1994 furent aussi soudains qu’éphémères. Le blond coureur de Vybora fut le premier à écorner la légende de Miguel Indurain, annonçant la retraite que le grand Navarrais prit deux ans plus tard. Mais depuis cette heure de gloire et malgré quelques succès d’un jour — une victoire dans Liège-Bastogne-Liège et une étape mythique à Val d’Isère dans le Tour de France — Berzine s’est lentement enfoncé dans une impasse. En choisissant l’équipe de La Française des Jeux, le Russe tente un pari fou: une seconde carrière à 28 ans. «J’étais dans une impasse» affirme Berzine. «Avec mon ancien directeur sportif Emmanuele Bombini, il n’y avait plus de communication possible». «Moi, j’avais seulement besoin de la confiance qu’il ne me témoignait plus». Symbole des errements qui ont marqué depuis quatre ans la carrière de l’ex-prodige russe, une piteuse tentative de record de l’heure en octobre dernier à Bordeaux. Ne croyant pas plus à ses chances que le premier de ses partisans, Berzine descendait de machine après 14 kilomètres. Cette tentative mal préparée, qui n’avait aucune chance d’aboutir, fut seulement pour lui le moyen de se faire payer l’intégralité d’un contrat signé auparavant. Au début de l’hiver, c’est un coureur privé de repères que Marc Madiot récupère en remplacement du doux Davide Rebellin reparti en Italie. Berzine est alors méfiant, triste et silencieux. Mais les semaines passent et le Russe se transforme, renaît au cyclisme. Ses équipiers ne le reconnaissent plus. «Evgueni fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer. Il est devenu facile à vivre», affirme Stéphane Heulot lors de la Ruta del Sol. Cette résurrection est le fruit d’une thérapie douce. Evgueni Berzine a retrouvé ce qui lui manquait le plus: l’ambition et la volonté de reprendre une place dans le peloton. Songeant au Tour de France qu’il n’a jamais gagné, il a également coché plusieurs autres dates sur son agenda, dont Paris-Nice (8-15 mars). «J’aime les défis», affirme Madiot, «et je sais les efforts que Berzine devra encore accomplir pour retrouver son niveau mais plus les jours passent et plus je suis convaincu que nous avons bien fait». (AFP)
Les espoirs qu’Evgueni Berzine fit naître après sa victoire dans le Giro 1994 furent aussi soudains qu’éphémères. Le blond coureur de Vybora fut le premier à écorner la légende de Miguel Indurain, annonçant la retraite que le grand Navarrais prit deux ans plus tard. Mais depuis cette heure de gloire et malgré quelques succès d’un jour — une victoire dans Liège-Bastogne-Liège et une étape mythique à Val d’Isère dans le Tour de France — Berzine s’est lentement enfoncé dans une impasse. En choisissant l’équipe de La Française des Jeux, le Russe tente un pari fou: une seconde carrière à 28 ans. «J’étais dans une impasse» affirme Berzine. «Avec mon ancien directeur sportif Emmanuele Bombini, il n’y avait plus de communication possible». «Moi, j’avais seulement besoin de la confiance qu’il ne...