Longtemps présentés comme d’irréductibles frères ennemis, le réseau Internet et la télévision traditionnelle opèrent actuellement un mariage de raison, une alliance qui doit tout à la technologie numérique. Jusqu’à présent cohabitaient d’un côté la télévision et de l’autre l’ordinateur. Désormais, les écrans de télévision numérique et leur télécommande ressemblent à des machines informatiques et les ordinateurs, grâce au multimédia, ont des allures de télé. Cette convergence entre le secteur on-line et les technologies de la télévision, du film ou de l’animation, sont au cœur du Milia, le marché international du multimédia, qui se tient à Cannes (sud) jusqu’à mercredi. A Cannes, la forme la plus aboutie de cette union entre Internet et la télévision est la «Netbox», le décodeur Internet pour la télé. De son canapé, le téléspectateur peut consulter Internet sur son écran de télévision, avec une télécommande qui sert de souris. Lancée en 1997 par une jeune société française, Netgem, cette fameuse «boîte à Internet» (330 dollars), a déjà été vendue en Europe à quelque 50.000 exemplaires, dit le vice-président chargé des ventes, Gary Buchwald. Fabriquée par Bull, la Netbox, qui se présente sous la forme d’un boîtier plat, est destinée au grand public. Netgem, créée en avril 1996, prévoit de réaliser en 1998 un chiffre d’affaires de plus de 100 MF (16 m de dollars). Football En 1997, le numéro un mondial des logiciels, Microsoft, a racheté «Web TV», une société de la Silicon Valley qui travaille sur le même créneau. Le petit écran fait les yeux doux au réseau Internet et ses 90 millions de leurs programmes télé, certains ont poussé la démarche plus loin, comme le groupe français Canal+. On peut ainsi retrouver sur le site de Canal+ toutes les émissions de la chaîne française cryptée. Surtout on peut y revoir les buts des matches de foot diffusés sur Canal+. L’interactivité prend sa vraie dimension dans les services proposés en complément des programmes, par exemple par les bouquets numériques français CanalSatellite et TPS. Les programmes interactifs, a expliqué Alexandre Michelin, directeur des programmes numériques de CanalSatellite, «c’est essayer la nouvelle Audi A4 grâce à la publicité interactive, c’est choisir l’esprit tranquille avec le code parents (qui permet de bloquer l’accès à certains types d’informations sur Internet), c’est ne rater aucun but avec le système Zapfoot, c’est consulter les offres d’emplois de la chaîne demain, c’est écouter des extraits musicaux, et c’est enfin à terme pouvoir parier à domicile sur la chaîne France Courses». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Longtemps présentés comme d’irréductibles frères ennemis, le réseau Internet et la télévision traditionnelle opèrent actuellement un mariage de raison, une alliance qui doit tout à la technologie numérique. Jusqu’à présent cohabitaient d’un côté la télévision et de l’autre l’ordinateur. Désormais, les écrans de télévision numérique et leur télécommande ressemblent à des machines informatiques et les ordinateurs, grâce au multimédia, ont des allures de télé. Cette convergence entre le secteur on-line et les technologies de la télévision, du film ou de l’animation, sont au cœur du Milia, le marché international du multimédia, qui se tient à Cannes (sud) jusqu’à mercredi. A Cannes, la forme la plus aboutie de cette union entre Internet et la télévision est la «Netbox», le décodeur...