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Actualités - Chronologie

Rugissants et hurlants contre braconniers de légine

Entre 40e Rugissants et 50e Hurlants, le patrouilleur de la marine nationale française «Albatros» traque les braconniers de légine qui pillent ce poisson prisé des consommateurs japonais, dans la zone économique exclusive (ZEE) des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Depuis le début de l’année, l’«Albatros» a arraisonné deux palangriers, battant pavillon portugais et bélizien, pris en flagrant délit de pêche illicite de légine dans la ZEE. Les propriétaires des deux bâtiments, escortés à La Réunion, y ont été condamné à de lourdes amendes, à la saisie de leurs apparaux (matériel de pêche) et à la confiscation de leurs cargaisons. En 1997, six bateaux ont été arraisonnés par la marine française dans cette mer froide et pratiquement vide, à l’écart des routes de navigation, à six jours de mer de La Réunion. «La première mission de la marine dans les TAAF, explique le capitaine de vaisseau Jacques Mazars de l’état-major de la marine à Paris, est de faire respecter la souveraineté de la France» dans cette ZEE de 1,8 million de kilomètres carrés, soit trois fois la superficie de la France. La France, ajoute-t-il, doit également faire respecter ses ressources économiques. La zone économique exclusive est délimitée par une ligne tracée à 200 nautiques autour des côtes des trois îles des TAAF (Crozet, Kerguelen et Amsterdam), trois confettis du bout du monde, occupés seulement par des scientifiques. Réglementation De septembre 1996 à septembre 1997, 80.000 tonnes de légine ont été pêchées illégalement dans ce secteur, selon des estimations communiquées par l’administration des TAAF. Autour de la seule île Crozet, le pillage de 19.000 tonnes de légine pour la même période est évalué à 375 millions de francs. Ce braconnage provoque une perte pour les armements français et étrangers autorisés à prélever des quotas annuels de légine, fixés par les spécialistes du Museum d’histoire naturelle de Paris. Il risque, à court terme, de mettre en danger l’espèce. Le prix moyen du kg de légine payé au pêcheur est d’environ 30 francs. La nouvelle loi sur la pêche maritime, adoptée en novembre dernier, prévoit une augmentation du montant minimum de l’amende pénale pour pêche illicite, porté à 500.000 francs. Dès lors, la pêche illégale à la légine, pratiquée par une centaine de palangriers, n’est plus rentable: immobilisation du bateau pendant trois semaines après l’arraisonnement, saisie du matériel de pêche, confiscation de la cargaison, amendes. «On ne veut pas interdire la pêche à la légine, souligne le capitaine de vaisseau Mazars, mais la permettre selon des règles et des quotas qui respectent le cycle de reproduction de ce poisson» qui ne se trouve que dans cette zone des TAAF, près des îles sud-africaines de Marion et de Prince Edouard et de l’île australienne de Macquarie de l’autre coté du Pôle sud, autour des îles Falkland (Grande-Bretagne). (AFP)
Entre 40e Rugissants et 50e Hurlants, le patrouilleur de la marine nationale française «Albatros» traque les braconniers de légine qui pillent ce poisson prisé des consommateurs japonais, dans la zone économique exclusive (ZEE) des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Depuis le début de l’année, l’«Albatros» a arraisonné deux palangriers, battant pavillon portugais et bélizien, pris en flagrant délit de pêche illicite de légine dans la ZEE. Les propriétaires des deux bâtiments, escortés à La Réunion, y ont été condamné à de lourdes amendes, à la saisie de leurs apparaux (matériel de pêche) et à la confiscation de leurs cargaisons. En 1997, six bateaux ont été arraisonnés par la marine française dans cette mer froide et pratiquement vide, à l’écart des routes de navigation, à six ...