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Actualités - Chronologie

Le Pen risque l'inéligibilité pour avoir agressé une élue

Le leader d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen pourrait se voir frapper d’inéligibilité si le tribunal de Versailles qui le jugeait vendredi pour «violences en réunion et injures publiques» décidait de suivre les réquisitions du procureur. Celui-ci a requis contre lui deux ans de privation des droits civiques, trois mois au moins de prison, avec sursis éventuel, et 20.000 F (3.300 dollars) d’amende. Une éventuelle privation des droits civiques rendrait M. Le Pen inéligible. Mais une condamnation ne l’empêcherait pas de se présenter aux élections régionales dans le sud de la France en mars, compte tenu des délais nécessaires pour les recours possibles. Le président du Front national (FN) a immédiatement dénoncé un réquisitoire «aux ordres directs du pouvoir socialo-communiste», visant selon lui à «éliminer un rival politique dangereux». Il comparaissait depuis jeudi pour son rôle lors d’incidents qui avaient émaillé le 30 mai sa visite à Mantes-la-Jolie (banlieue parisienne), où sa fille était candidate aux élections législatives. Il est notamment accusé d’avoir agressé physiquement la candidate socialiste Annette Peulvas-Bergeal. Jeudi, c’est la voix étranglée d’émotion que Mme Peulvas-Bergeal avait évoqué ce «traumatisme», cette confrontation qui lui avait valu griffures, enchymoses et incapacité de travail de trois jours. M. Le Pen a seulement reconnu avoir usé de violence verbale. «Ces événements ont donné à l’ensemble des Français une image bien déplorable de la vie politique», a estimé vendredi le procureur, Jean-Claude Dumarets. Pour lui, M. Le Pen a «fondu tel un rapace sur sa proie, sur une femme terrorisée». Ses réquisitions ont été accueillies par les cris et les rires ironiques des partisans du chef de l’extrême-droite. «C’est une démonstration de plus que certains n’acceptent pas que la loi s’applique à eux», a rétorqué le procureur. Quatre membres du service de sécurité du FN comparaissaient également, ainsi que onze contre-manifestants cités par M. Le Pen pour injures et entrave à la liberté de manifester. Les avocats du président du FN ont tenté de démontrer l’atmosphère «agressive et d’intimidation» d’alors contre le FN. Le procureur a toutefois estimé que le délit d’entrave n’était pas constitué. Le jugement devait être mis en délibéré au terme des plaidoiries. Depuis deux jours, le Palais de justice avait été entouré d’importantes forces de sécurité. Vendredi soir, quelques centaines de manifestants anti-FN se sont rassemblés devant le bâtiment, tandis que M. Le Pen appelait ses partisans à se rassembler aujourd’hui à Versailles pour manifester contre ce procès. (AFP)
Le leader d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen pourrait se voir frapper d’inéligibilité si le tribunal de Versailles qui le jugeait vendredi pour «violences en réunion et injures publiques» décidait de suivre les réquisitions du procureur. Celui-ci a requis contre lui deux ans de privation des droits civiques, trois mois au moins de prison, avec sursis éventuel, et 20.000 F (3.300 dollars) d’amende. Une éventuelle privation des droits civiques rendrait M. Le Pen inéligible. Mais une condamnation ne l’empêcherait pas de se présenter aux élections régionales dans le sud de la France en mars, compte tenu des délais nécessaires pour les recours possibles. Le président du Front national (FN) a immédiatement dénoncé un réquisitoire «aux ordres directs du pouvoir socialo-communiste», visant selon lui à...