Une époque s’est achevée jeudi pour l’équipe de France féminine de biathlon, qui rentrera bredouille des Jeux de Nagano. A Nozawa Onsen, site des épreuves de biathlon, les Françaises ont pris la huitième place du relais 4x7,5 km, qui constituait leur dernière chance de médaille. Malgré des performances très correctes au tir, le relais français n’a jamais été en mesure de prétendre à un podium. Christelle Gros, la première relayeuse, a achevé son parcours en onzième position. Emmanuelle Claret a ensuite fait remonter la France à la neuvième place, puis Florence Baverel a encore grapillé deux places. La dernière relayeuse, Corinne Niogret, n’a franchi la ligne d’arrivée qu’en huitième position, près de quatre minutes après les Allemandes médaillées d’or. «Elles sont toutes cuites, mentalement comme physiquement», a déclaré Francis Mougel, l’entraîneur de l’équipe de France féminine. «C’est peut-être dû à une préparation un peu trop longue et à des périodes de repos mal gérées». Niogret était la dernière «rescapée» du relais français champion olympique en 1992 aux Jeux d’Albertville. Ses deux coéquipières de l’époque étaient Véronique Claudel, qui n’a pas obtenu sa sélection pour les Jeux de Nagano, et Anne Briand-Bouthiaux, qui n’a pas été retenue pour le relais en raison de performances insuffisantes dans les épreuves individuelles. Niogret et Claret ont été les meilleures représentantes françaises lors de celles-ci, la première terminant seizième du 15 km et la seconde 14e du 7,5 km. «Depuis le début des compétitions, nous nous heurtons à un problème de glisse», a dit Mougel. «Fatalement, le doute a fini par s’installer et l’échec est devenu inévitable. Pourtant, en arrivant, les filles étaient bien dans leurs têtes». Apothéose en 1995 C’est la première fois depuis l’introduction du biathlon féminin au programme olympique, en 1992, que l’équipe de France ne remporte aucune médaille des Jeux. A Lillehammer, en 1994, Briand-Bouthiaux était devenue vice-championne olympique du 15 km et le relais avait remporté la médaille de bronze. Les championnats du monde d’Anterselva, en 1995, ont constitué l’apothéose du biathlon français, qui y avait remporté huit médailles, dont cinq pour les filles. Ce succès était dû en grande partie aux structures mises en place par David Moretti, le directeur des équipes de France de biathlon décédé en 1994, et au travail effectué par Mougel avec l’équipe féminine. En 1995, Briand-Bouthiaux avait également remporté le classement général de la Coupe du monde de biathlon. L’année suivante, Claret lui avait succédé au palmarès. Mais depuis lors, le biathlon féminin français a perdu sa place au sommet de la hiérarchie mondiale. Les championnats du monde 1997, d’où il était déjà rentré bredouille, avaient servi de signal d’alarme et une «remise à plat» avait eu lieu l’été dernier. Mais les Françaises n’ont pas connu plus de réussite aux Jeux de Nagano. Mougel, qui avait évoqué il y a quelques mois la possibilité de quitter ses fonctions en fin de saison, risque bien de faire les frais de ce double échec. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une époque s’est achevée jeudi pour l’équipe de France féminine de biathlon, qui rentrera bredouille des Jeux de Nagano. A Nozawa Onsen, site des épreuves de biathlon, les Françaises ont pris la huitième place du relais 4x7,5 km, qui constituait leur dernière chance de médaille. Malgré des performances très correctes au tir, le relais français n’a jamais été en mesure de prétendre à un podium. Christelle Gros, la première relayeuse, a achevé son parcours en onzième position. Emmanuelle Claret a ensuite fait remonter la France à la neuvième place, puis Florence Baverel a encore grapillé deux places. La dernière relayeuse, Corinne Niogret, n’a franchi la ligne d’arrivée qu’en huitième position, près de quatre minutes après les Allemandes médaillées d’or. «Elles sont toutes cuites, mentalement...