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Actualités - Chronologie

Paris avertit Bagdad : le temps est compté (photo)

Les dirigeants français ont demandé hier au régime irakien de faire de nouvelles concessions et, malgré des déclarations conciliantes de Bagdad, ont manifesté une certaine inquiétude face à la tournure prise par la crise, avertissant l’Irak que «le temps est compté». Le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohamed Saïd al-Sahhaf, dépêché à Paris, a assuré que l’Irak «accueillera positivement toutes les propositions équilibrées» à l’issue d’un entretien à Paris avec le président français Jacques Chirac. Le chef de l’Etat français a pour sa part estimé «encore possible» une solution diplomatique, mais il a souligné que «le temps est compté». Il a mis en garde le régime irakien contre «les risques extrêmement graves qu’entraînerait un refus d’accepter l’inspection des «sites présidentiels». M. Chirac a demandé que «de nouveaux pas soient accomplis par l’Irak afin de permettre un accord respectant les exigences légitimes de la communauté internationale» et a jugé nécessaire que le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, se rende à Bagdad «cette semaine». «La France estime que les voies de la négociation n’auront pas été épuisées aussi longtemps que Kofi Annan n’aura pas effectué cette visite», a-t-il affirmé. Plus tard dans la journée, M. Sahhaf s’est entretenu avec son homologue français Hubert Védrine. Le ministre irakien a qualifié d’«utile, constructive et très franche» sa conversation de moins d’une heure avec le chef de la diplomatie française, ajoutant que Paris et Bagdad allaient «poursuivre leurs échanges de vues». De source diplomatique, on indique que M. Védrine a fait remarquer à M. Sahhaf que si Bagdad continuait de refuser les propositions avancées, il y aurait une «disproportion tragique» entre les raisons pour lesquelles les Irakiens refuseraient ces propositions et les conséquences d’une frappe militaire. Auparavant, selon la même source, le ministre irakien avait expliqué à son homologue français, «combien il était insupportable pour les Irakiens de voir les inspecteurs de l’UNSCOM pénétrer dans les bâtiments officiels». M. Védrine, ajoute-t-on de source diplomatique, a fait valoir à M. Sahhaf que la France avait déployé tous les efforts possibles pour résoudre pacifiquement la crise. «L’Irak déploiera tous les efforts sérieux pour que la mission du secrétaire général des Nations Unies à Bagdad soit couronnée de succès», a pour sa part annoncé à Bagdad un porte-parole officiel après une réunion de la direction irakienne présidée par le chef de l’Etat, Saddam Hussein. «L’Irak espère que M. Annan soit animé d’un esprit ouvert et qu’il soit libre de ses décisions, pour pouvoir parvenir à une solution politique équilibrée», a ajouté le porte-parole. (AFP)
Les dirigeants français ont demandé hier au régime irakien de faire de nouvelles concessions et, malgré des déclarations conciliantes de Bagdad, ont manifesté une certaine inquiétude face à la tournure prise par la crise, avertissant l’Irak que «le temps est compté». Le ministre irakien des Affaires étrangères, Mohamed Saïd al-Sahhaf, dépêché à Paris, a assuré que l’Irak «accueillera positivement toutes les propositions équilibrées» à l’issue d’un entretien à Paris avec le président français Jacques Chirac. Le chef de l’Etat français a pour sa part estimé «encore possible» une solution diplomatique, mais il a souligné que «le temps est compté». Il a mis en garde le régime irakien contre «les risques extrêmement graves qu’entraînerait un refus d’accepter l’inspection des «sites...