Les gardes du palais de Buckingham risquent de devoir échanger leurs traditionnels bonnets à poils en ours véritable contre de vulgaires imitations en synthétique, a indiqué le ministère britannique de la Défense. Le secrétaire d’Etat à la Défense, fervent défenseur des animaux, a demandé que soit rapidement étudié un remplacement «rationnel» des bonnets en poils d’ours du Canada, selon un porte-parole du ministère. Les défenseurs des traditions britanniques protestent, arguant que les bonnets synthétiques essayés lors de précédents expériences s’étaient révélés catastrophiques: trempés en cas de pluie, sujets à l’électricité statique. Avec ces imitations les gardes devenaient la risée de l’armée. «Lorsque nous avons essayé les coiffes synthétiques, elles frisaient comme des coiffures afro», a déclaré au Financial Times Iain Duncan-Smith, membre du cabinet fantôme conservateur et ancien capitaine des gardes écossais. Lord Gilbert a lancé un défi aux scientifiques de l’armée pour déterminer «si un synthétique adéquat peut être trouvé» du type de ceux employés dans la mode, selon le porte-parole du ministère. Les bonnets à poils sont portés par plusieurs régiments britanniques, dont les grenadiers et les gardes écossais, depuis la bataille de Waterloo en 1815. Les soldats britanniques, vainqueurs des armées napoléoniennes, avaient alors rapporté comme trophées les bonnets portés par la garde impériale. Ces bonnets sont fabriqués avec de la peau d’ours brun du Canada, chassés par les Inuit en vertu d’un accord avec le gouvernement canadien mais pas spécifiquement pour fournir l’armée du royaume, selon le porte-parole du ministère. La fourrure est ensuite teinte en noir. Seul un petit nombre de bonnets sont remplacés chaque année.
Les gardes du palais de Buckingham risquent de devoir échanger leurs traditionnels bonnets à poils en ours véritable contre de vulgaires imitations en synthétique, a indiqué le ministère britannique de la Défense. Le secrétaire d’Etat à la Défense, fervent défenseur des animaux, a demandé que soit rapidement étudié un remplacement «rationnel» des bonnets en poils d’ours du Canada, selon un porte-parole du ministère. Les défenseurs des traditions britanniques protestent, arguant que les bonnets synthétiques essayés lors de précédents expériences s’étaient révélés catastrophiques: trempés en cas de pluie, sujets à l’électricité statique. Avec ces imitations les gardes devenaient la risée de l’armée. «Lorsque nous avons essayé les coiffes synthétiques, elles frisaient comme des coiffures afro»,...
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