La commission de dopage de la Fédération internationale de natation (FINA) n’a pas encore arrêté sa décision concernant la nageuse chinoise Yuan Yuan et son entraîneur, impliqués dans une affaire d’importation illégale d’hormones de croissance, a indiqué Gunnar Werner, secrétaire honoraire de la FINA, dimanche à Perth. «La commission a procédé à l’audition des personnes concernées, mais n’a pu encore prendre de décision, essentiellement en raison du fait que la FINA n’a pas encore reçu confirmation officielle du résultat des analyses effectuées», après la saisie, jeudi à l’aéroport de Sydney, de treize flacons d’une substance suspecte dans les bagages de Yuan Yuan, vice-championne du monde du 200 mètres brasse, a jouté M. Werner. La FINA a envoyé «une lettre aux douanes australiennes pour demander copie de la confirmation de ces analyses, mais ignore si une telle procédure est légale en Australie», a ajouté M. Werner. Yuan Yuan et son entraîneur risquent une peine de quatre ans de suspension. A la suite de cette affaire, Pékin leur a ordonné de ne pas participer aux Championnats du monde de Perth où ils se rendaient quand le produit a été saisi. Ils risquent également d’autres sanctions à leur retour en Chine. Jon Urbanchek: «Il y avait assez d’hormone pour toute l’équipe chinoise» La quantité d’hormone de croissance saisie dans les bagages de la nageuse Yuan Yuan, jeudi à Sydney, «était suffisante pour alimenter la totalité de l’équipe chinoise pendant la durée des Championnats du monde de Perth», a estimé Jon Urbanchek, entraîneur en chef de l’équipe masculine américaine à Perth. A la lumière de cette affaire, «il est difficile de dire si tous les Chinois sont dopés ou non. Mais je sais que ce produit est six fois plus puissant que la testostérone (anabolisant)», a poursuivi l’entraîneur. «Les Chinois (dominateurs aux Mondiaux de Rome 1994 et convaincus de dopage massif un mois plus tard aux Jeux asiatiques) n’étaient pas dopés aux Jeux d’Atlanta, en 1996. Ils ont nagé moins vite qu’avant, mais au moins ils étaient ‘propres’. Tout cela est très décevant», a ajouté l’entraîneur. «Même s’il ne s’agit que d’un incident isolé, nous avons désormais la preuve de l’utilisation d’hormone de croissance par certains, a poursuivi Urbanchek. Pourtant, je ne pense pas que la Fédération internationale (FINA) ait le pouvoir d’exclure l’équipe chinoise. C’est aux pays de faire eux-mêmes leur police». «A l’évidence, le Comité international olympique (CIO) souhaite la présence des Chinois aux Jeux, pour des raisons sportives et financières, a estimé Jon Urbanchek. C’est sans doute pourquoi ses représentants souhaitent des suspensions pour dopage de deux ans et non de quatre. Ils se soucient davantage de l’argent qui entre dans leurs poches que de morale». (AFP)
La commission de dopage de la Fédération internationale de natation (FINA) n’a pas encore arrêté sa décision concernant la nageuse chinoise Yuan Yuan et son entraîneur, impliqués dans une affaire d’importation illégale d’hormones de croissance, a indiqué Gunnar Werner, secrétaire honoraire de la FINA, dimanche à Perth. «La commission a procédé à l’audition des personnes concernées, mais n’a pu encore prendre de décision, essentiellement en raison du fait que la FINA n’a pas encore reçu confirmation officielle du résultat des analyses effectuées», après la saisie, jeudi à l’aéroport de Sydney, de treize flacons d’une substance suspecte dans les bagages de Yuan Yuan, vice-championne du monde du 200 mètres brasse, a jouté M. Werner. La FINA a envoyé «une lettre aux douanes australiennes pour...
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