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Actualités - Chronologie

Ezer Weizman devra se battre pour garder la présidence

Le populaire président de l’Etat d’Israël, M. Ezer Weizman, va devoir se battre pour obtenir le 4 mars du Parlement un second mandat de cinq ans, après la désignation d’un candidat de droite soutenu par le premier ministre Benjamin Netanyahu. C’est la première fois, en cinquante ans d’histoire d’Israël, qu’un premier ministre s’oppose à la reconduction d’un premier mandat d’un président, jusqu’à présent quasi automatique. Le concurrent de M. Weizman est M. Shaoul Amor, un obscur député-maire d’une petite ville du nord d’Israël, dont les capacités de gestionnaire n’ont jamais été mises en doute mais dont la carrière politique s’est déroulée jusqu’alors de façon très discrète. M. Amor, 57 ans, d’origine marocaine, a immigré en Israël en 1956. Travailleur social de profession, il a été choisi lundi comme candidat par le groupe parlementaire du Likoud. En face, M. Weizman, 73 ans, est soutenu par l’opposition travailliste mais aussi par certains députés de la coalition au pouvoir. Connu pour son franc-parler, ce neveu du premier président de l’Etat a derrière lui une prestigieuse carrière militaire et politique et fait figure de favori. Selon divers sondages de popularité, 65% au moins des Israéliens soutiennent la candidature de M. Weizman, qui se présente comme l’homme du centre. Un rôle unificateur Cependant, ce n’est pas le peuple, mais le Parlement, qui élit le président en Israël, et M. Amor ne baisse pas les bras. «Je pense pouvoir réaliser l’unité des Israéliens et concilier les camps opposés, riches et pauvres, religieux et laïcs, juifs et Arabes, parce que je symbolise l’intégration des différentes communautés», a-t-il déclaré. «Il est grand temps qu’Israël ait pour président un représentant des couches d’immigrants d’Afrique du Nord», qui ont trop longtemps souffert de discrimination, a renchéri le député du Likoud Gideon Ezra. Mais d’autres députés de la coalition ont estimé que M. Amor ne faisait pas le poids devant M. Weizman, et le député-maire (Likoud) de Jérusalem, M. Ehud Olmert, a carrément annoncé qu’il voterait pour le président sortant. Seuls les deux grands partis ont le droit de présenter des candidats au poste de président qui, en Israël, a une fonction essentiellement honorifique. M. Weizman, pourtant, ne s’est pas contenté d’inaugurer les chrysanthèmes et a pris des positions politiques marquées au cours des cinq dernières années. Il a commencé à irriter les travaillistes, au pouvoir de juillet 1992 à mai 1996, en les accusant d’aller trop vite dans le processus de paix avec les Palestiniens. Il a ensuite exaspéré la droite, en accusant M. Netanyahu de bloquer ce même processus de paix. Il a reçu chez lui le président palestinien Yasser Arafat, à un moment où M. Netanyahu ne voulait pas le voir, et a été rencontrer le président américain Bill Clinton, à une époque où ce dernier snobait le chef du gouvernement israélien. M. Weizman s’est aussi mis à dos des dignitaires religieux juifs, en affirmant que certaines parties de la Bible ne méritaient être lues, et a indigné les homosexuels en les traitant d’«anormaux», avant de présenter ses excuses. «Quels que soient les reproches que nous avons pu faire à M. Weizman, qui a tenu des propos inadmissibles, il joue aujourd’hui un rôle unificateur politique et social de première importance et ne peut pas être comparé à son rival», a déclaré le député Yossi Sarid, chef du parti d’opposition de gauche Meretz. (AFP)
Le populaire président de l’Etat d’Israël, M. Ezer Weizman, va devoir se battre pour obtenir le 4 mars du Parlement un second mandat de cinq ans, après la désignation d’un candidat de droite soutenu par le premier ministre Benjamin Netanyahu. C’est la première fois, en cinquante ans d’histoire d’Israël, qu’un premier ministre s’oppose à la reconduction d’un premier mandat d’un président, jusqu’à présent quasi automatique. Le concurrent de M. Weizman est M. Shaoul Amor, un obscur député-maire d’une petite ville du nord d’Israël, dont les capacités de gestionnaire n’ont jamais été mises en doute mais dont la carrière politique s’est déroulée jusqu’alors de façon très discrète. M. Amor, 57 ans, d’origine marocaine, a immigré en Israël en 1956. Travailleur social de profession, il a...